Cercle des puissants

Dimanche 19 octobre 2008
En mêlant des interviews d'experts à une fiction menée tambour battant, Stéphane Meunier signe un film catastrophe crédible sur une France privée de pétrole.

Le point de départ : les compagnies pétrolières surévaluent leurs réserves en or noir depuis les années 80. Arguant des avancées technologiques qui permettent d'exploiter de nouveaux gisements, elles ont gonflé leurs réserves jusqu'à 50%. Les pays producteurs ont fait de même : en 1984, l'Arabie saoudite annonçait ainsi 166 milliards de barils, en 1988, 258 milliards. En manipulant les chiffres, les uns ont vu leurs actions en bourse s'envoler tandis que les autres obtenaient des prêts avantageux. Malgré l'augmentation du prix du pétrole, le système dure jusqu'en 2013. Cette année-là, une action terroriste coupe l'approvisionnement en or noir et en dix jours, le monde sombre dans le chaos. Car ce n'est pas seulement l'essence qui vient à manquer, le pétrole étant utilisé dans d'autres secteurs d'activité. Une grande partie de la population est au chômage technique ; la pétrochimie, l'industrie pharmaceutique ou le textile sont en déroute.
Ce scénario crédible s'appuie sur de nombreuses interviews que Stéphane Meunier mêle à la fiction. Nicolas Sarkis, directeur de la revue Pétrole et Gaz Arabe, confirme ainsi que " dans les années 1980 les pays de l'Opep ont procédé à des réévaluations complètement inattendues et considérables de leurs réserves prouvées " et souligne qu' " il n'y a pas d'organisme indépendant qui vérifie les chiffres avancés ". Jeremy Rifkin, directeur de la fondation Economic trends, se demande si " le déclin va commencer vers 2010 comme le pensent les pessimistes ou en 2040 comme le pensent les optimistes ? " Yves Cochet, député de Paris sous l'étiquette des Verts et Jacques Attali, de Planet finance, confirment la chute des réserves pétrolières vers 2020, qui provoquera un changement brutal du système dans lequel on vit si l'on ne développe pas d'autres sources d'énergie et si l'on n'imagine pas une économie fonctionnant différemment.




Par OR1972
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Jeudi 9 octobre 2008

Ce petit texte à pour but d'expliquer une vérité habilement dissimulée par un savant lavage de cerveau : la dette des États, de TOUS les États endettés du monde, est due au fait que le système bancaire s'est approprié la création de la monnaie. Cet endettement des nations et des individus est un leurre qui ne doit sa survie qu’à la confusion mentale dans laquelle sont entretenus les dirigeants et les peuples, et à la méconnaissance générale du fonctionnement de la création monétaire.(1)

Il existe des ouvrages qui expliquent par le détail pourquoi cette dette, dont on nous rebat les oreilles et qui paralyse tous les gouvernements, est une ESCROQUERIE monstrueuse.

 

 



Quatre faits essentiels :

1°) L'augmentation de la dette entre 1980 et 2006, est de 913 milliards d'euros, alors que nous avons payé 1176 milliards d'euros d'intérêts (...) Si nous n'avions pas eu à emprunter ces 913 milliards d'euros sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu'ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229 milliards d'euros début 1980 serait totalement remboursée en 2006 grâce aux 263 milliards d'euros économisés et nous disposerions en plus d'un solde de trésorerie positif de 263 - 229 = 34 milliards d'euros. »
Or, on pourrait très bien ne pas avoir à payer ces 1176 milliards. Il suffirait que l’État reprenne le contrôle de la création monétaire. Et oui ! il l’a perdu depuis belle lurette. Voici une petite citation qui résume admirablement le problème et dont je vous donnerai l'auteur plus bas (c'est une surprise) : "Si vous voulez être l’esclave des banques et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banquiers créer la monnaie".

Alors, cet argent emprunté, d’où vient-il ?
2°) L’argent emprunté par l'État via les obligations ou Bons du Trésor est toujours créé par le système bancaire EX-NIHILO ! (Allais, Stiglitz, Clerc, Cheneau, Derudder, Holbecq, etc.). Vous avez bien compris : « argent créé A PARTIR DE RIEN » via le crédit par les banques, qui sont des entreprises privées... Lorsque votre banquier vous prête 1 000, 10 000 ou 100 000 euros, croyez-vous qu’il les prenne sur le compte de quelqu’un d’autre ? Eh bien non! Il lui suffit aujourd'hui de taper la somme qu'il accepte de vous prêter sur son clavier d’ordinateur et vous avez votre crédit à partir de rien. Ce processus permet de créer 92% de la monnaie que nous utilisons tous les jours(2). En conséquence, par ce processus obscur, nous sommes tous endettés individuellement, communalement, régionalement, nationalement, à mort... sur de la monnaie de singe ! (3)

3°) Mais si une banque crée le capital qu'elle vous prête, elle ne crée pas directement les intérêts qu’elle vous réclamera en plus. Si vous empruntez 10 000 euros pour acheter une voiture, votre banquier va créer 10 000 euros sur votre compte, mais il ne créera pas les 4000 euros d'intérêt qu'il réclamera en plus. C'est à vous de vous débrouiller pour extraire ces 4000 euros d’intérêts de la masse monétaire existante. Cette « subtilité » se traduit par une conséquence réellement nuisible: nous sommes collectivement contraints de nous engager dans la spirale de la croissance monétaire infinie, qui condamne les peuples à s’endetter toujours plus pour être capable de rembourser l’intérêt…

Moralité, le quidam, et surtout les États, sont obligés d’acheter à des banques leur propre monnaie, celle qui leur sert à échanger leur propre travail, et donc de s’endetter toujours davantage, au point d’être obligés d’emprunter encore pour pouvoir payer les intérêts ! C'est ainsi que les 1 067 milliards d'euros de la dette de l'Etat français à la fin 2004 proviennent du vide ! Le saviez-vous ?

Une autre petite citation, pour en rire encore avant d'en mourir définitivement : "la création de monnaie par le système bancaire est identique à la création de monnaie par des faux-monnayeurs. Dans les faits, elle se traduit par les mêmes conséquences. La différence c’est qu’elle ne profite pas aux mêmes personnes" (Maurice Allais, prix Nobel de Sciences Economiques).

Vous aurez compris pourquoi les banquiers nous abreuvent d’offres de crédit, même si nous avons de faibles revenus.... Certains vont jusqu’à proposer des crédits immobiliers sur 35 ans, et des "pionniers" parlent aujourd'hui de 50 ans ! Ceux qui pensent que c’est pour soutenir l’immobilier se trompent. Cet afflux de crédits ne fait qu’alimenter la spéculation et la hausse de l’immobilier.

Le système est bloqué en position endettement. C’est purement mécanique, puisque les banques vivent des intérêts qu’elles réclament pour le prêt de cet argent « sorti du chapeau du magicien » (Joseph Stiglitz, ancien numéro deux de la Banque Mondiale et prix Nobel de Sciences Economiques). Les profits énormes ponctionnés sur le dos des masses iront alimenter les bulles spéculatives mondiales, permettant aux détenteurs de ces capitaux dérobés de s'enrichir toujours davantage, non seulement sans créer de richesse, mais encore en provoquant la désolation autour d'eux.

Nul besoin d’être un expert pour constater autour de nous que tout ceci est vrai : La plus part des états du monde, les riches comme les pauvres, son endettés jusqu’à la moelle, paralysés par le poids de leurs dettes. Et l’on veut nous faire croire que c’est à cause d’une mauvaise gestion. C’est FAUX ! Certes il y a de mauvais gestionnaires, mais l’endettement catastrophique du monde est dû essentiellement au fait que le système bancaire contrôle la création monétaire. Les organisations dites de "Bretton Wood" (FMI, Banque Mondiale…) servant les visions dogmatiques du capitalisme triomphant, ne font qu'amplifier le phénomène.

Pour terminer ce petit panorama, voyons le 4° :

4°) Le déficit budgétaire de la France est stable à environ 1,5 % du P.I.B. depuis trente ans, si on enlève les intérêts bancaires ! Mais, chuuut ! il ne faut pas le dire ! Sinon, que deviendrait ce magnifique sentiment de culpabilité si savamment entretenu, qui permet à l'oligarchie de l’argent de paralyser les États, de faire passer les chômeurs et les défavorisés pour des profiteur et de précariser la situation du plus grand nombre pour satisfaire la cupidité sans bornes d'une infime minorité ? Dormez, braves gens, je le veux !

Ne vous y trompez pas, le contrôle de la monnaie par les banques est la clef de voûte du système capitaliste qui étouffe le monde. C'est son moteur principal, car il dispose ainsi de moyens financiers quasi illimités pour abrutir la masse et les élites avec des idées fausses.

Ne l'oublions jamais :

a) La monnaie n'est pas une marchandise, qui devrait se vendre et s'acheter comme une paire de chaussettes, ce que veut nous faire croire le système bancaire à coup de propagande. La monnaie n'est qu'un symbole, qui n'a aucune valeur en soi (cf. b, ci-dessous). Ce symbole (qui peut-être un bout de papier colorié, des coquillages, ou des caractères ASCII sur un écran d'ordinateur) ne tient que par la confiance que les gens lui confèrent. Vous pouvez en juger par le fait que vous n'avez pas besoin d'avoir confiance en vos chaussettes pour sentir qu'elles vous tiennent bien chaud aux pieds. En revanche, vous n'avez besoin que de cette confiance pour que votre boucher ou votre garagiste accepte de travailler en échange d'un bout de papier ou d'une ligne d'écriture sur un compte. Vous n'en êtes pas convaincu ? lisez la suite.

b) L'argent moderne, EN LUI-MÊME, ne contient aucune richesse et ne crée aucune richesse. Une petite expérience pour vous en convaincre : choisissez une île déserte, pas trop petite et pourvue de richesses naturelles normales (eau, faune, flore, etc.). Abandonnez sur cette île une valise contenant 100 milliards d'euros. Choisissez ensuite une autre île déserte, du même type que la première, et abandonnez-y un petit groupe d'êtres humains (sans aucun argent). Laissez mijoter 15 ans et revenez pour observer le résultat. A votre avis, quelle île aura produit le plus de richesses ? Ceci est incontournable et doit être répété inlassablement : l'argent moderne, en lui-même, ne contient aucune richesse et ne produit aucune richesse. Ne vous laissez pas berner par les arguments techniques des banquiers qui ont mis en place une véritable usine à gaz (le système bancaire et financier international) qui leur permet de vivre grassement sur le dos de ceux qui fournissent la vraie richesse : le travail.

c) Le petit b démontre clairement que seul le travail des Hommes produit de la richesse et que l'argent est incapable d'en produire par lui-même. Donc, lorsque l’oligarchie de l’argent vous parle de "coût du travail", et vous fait culpabiliser sur le salaire que vous demandez, il vous plonge dans la confusion mentale la plus totale. Le travail ne coûte rien (que la sueur des Hommes) ; au contraire, il produit de la richesse. L'argent n'est là que pour représenter symboliquement cette richesse réelle et faciliter son échange. L'argent ne produit rien par lui-même : il ne pousse pas, il ne se mange pas non plus (surtout les lignes d'écriture informatiques), etc.. Comment avons-nous pu perdre de vue ce qui crève les yeux : le travail n'est pas un coût, il EST la richesse. La planète, quant à elle, ne se fait pas payer pour ses matières premières ; seuls ceux qui se sont illégitimement approprié ce bien commun se font payer.

d) Le but de la monnaie est de permettre l'échange de travail entre un fournisseur de travail et un autre fournisseur de travail. POINT FINAL. La monnaie rend cet échange plus commode que le troc. C'est sa seule véritable fonction. Sauf qu'on nous a fait croire le contraire, que c'est l'argent qui est la richesse, et que nous avons tous fini par admettre que le Soleil tournait autour de la Terre.
Alors, voyons voir… S'il n'y a pas assez d'argent pour financer des postes de professeurs, des postes de chercheurs, pour financer la construction de logements ou de crèches ? CRÉONS-LE ! Car, soyons clair, quels avantages auraient les démocraties à laisser ce privilège phénoménal de la création monétaire au système bancaire qui, non seulement ne va pas créer un plus bel argent que ces mêmes démocraties pourraient créer (nos enfants dessinent de très beaux billets), mais encore profite de ce privilège pour maintenir les peuples dans une anémie mortelle en ponctionnant des intérêts colossaux sur le travail de ces peuples (60% en ce qui concerne la dette française et 40% en moyenne dans tous les prix de vente car de la monnaie est empruntée à tous les stades de la production). Si la création monétaire par l'Etat, contrôlé par le citoyen, reste en adéquation avec la richesse générée par le travail de ces professeurs, de ces chercheurs, de ces maçons etc.… il n'y aura pas d'inflation… en tout cas, mécaniquement beaucoup moins que par le biais du système bancaire, ne serait-ce qu'à cause des intérêts cumulés faramineux que ce système ponctionne "sur la bête".

Le pieux mensonge du "contrôle de l'inflation", inlassablement rabâché, est appliqué au détriment de l'emploi s'il le faut (cf. augmentation du taux directeur de la BCE ), et est devenu le seul objectif du système bancaire européen. Confier au système bancaire la mission de contrôler une inflation dont le système bancaire est lui-même le plus grand responsable; quelle merveilleuse arnaque, n'est-ce pas ? Aujourd'hui, ce système a réussi l'exploit de devenir totalement indépendant des pouvoirs politiques. Cette indépendance a failli être constitutionnalisée par le projet de Constitution européenne rejeté par la France et les Pays-Bas?. On nous refait le vieux coup de la création de la Federal Reserve Bank (FED) des Etats-Unis? qui n'est, rappelons-le, qu'un cartel de banques privées.

Qui perçoit clairement les méandres de ce système maffieux ?

Il est certain par exemple que tous les citoyens européens seraient d'accord pour un programme de grands travaux, pour financer des infrastructures d'avenir. En admettant que les Commissaires et les gouvernements entendent (pour une fois), cette très large volonté populaire et retiennent cette proposition, il faudrait actuellement emprunter tout cet argent au privé ! Les banques percevraient ainsi une véritable "rente" sur l'amélioration des infrastructures publiques !

Si cette argumentation vous semble trop légère (et elle l’est forcément pour ne pas faire trop long) lisez par exemple l’ouvrage de Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq "les 10 plus gros mensonges sur l’économie"(4), ou bien celui de Joseph Stiglitz (ancien numéro deux de la Banque Mondial et prix Nobel d’économie) " La Grande Désillusion "(5) ou même Maurice Allais (prix Nobel de science économique). De quoi comprendre pourquoi il est temps de changer de théorie et de passer à l'héliocentrisme, car la théorie éculée du géocentrisme à laquelle tout le monde croit dur comme fer parce que les soi-disant spécialistes nous serinent que le Soleil tourne autour de la Terre , est erronée et mortelle pour les peuples.
Pour conclure, revenons à la petite citation bien intéressante du début : " si vous voulez être l’esclave des banques et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banquiers créer la monnaie ". L’auteur de cette phrase pourrait être un gauchiste quelconque, mais non, il s’agit de Josiah Stamp, 1920, Gouverneur de la Banque d’Angleterre et seconde fortune du pays. Un initié.
À croire que sa vision était prémonitoire !

Si vous êtes pressé, nous vous conseillons pour y voir plus clair un rapide coup d'œil aux 10 petites fiches du site "chômage et monnaie" :

http://www.chomage-et-monnaie.org/Cadre … iches.html
ou au site " Les faux-monnayeurs" : http://www.fauxmonnayeurs.org
Nous pouvons aussi, si vous le souhaitez, préciser et développer ces arguments à votre convenance.

GRESSO (‘'Groupe de Recherche Économiques pour un Système Sociétal’').
AISES ( ‘’Association Internationale pour le Soutien aux Economies Sociétales’’)


Par olivier
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Dimanche 5 octobre 2008

par Paul Craig Roberts, ancien ministre adjoint des Finances des Etats-Unis.

Le régime Bush, dominé par les néo-conservateurs et les médias, occupés par les Israéliens, mènent un monde aveugle à la guerre nucléaire.

A l’époque du gouvernement Reagan, le National Endowment for Democracy (NED) avait été fondé comme instrument de la guerre froide. De nos jours, le NED est chargé de maintenir l’hégémonie mondiale des Etats-Unis sous le contrôle des néo-conservateurs. Sa fonction principale consiste à investir de l’argent des Etats-Unis dans d’anciennes parties de l’Union soviétique et à procéder à des manipulations électorales de manière à entourer la Russie d’Etats fantoches aux mains des Américains.

Le régime néo-conservateur de Bush a recouru au NED pour s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Ukraine et de la Géorgie, conformément au plan néo-conservateur visant à installer des régimes politiques favorables aux Etats-Unis et hostiles à la Russie dans ces deux anciens secteurs de l’Union soviétique.
Par des interventions en Slovaquie, en Serbie et au Monténégro, le NED a aussi servi à dépecer l’ancienne Yougoslavie.

Allen Weinstein, qui avait participé à l’élaboration du projet de loi relatif à la fondation du NED, a déclaré en 1991 au «Washington Post» que beaucoup «de ce que fait le NED actuellement a été fait clandestinement par la CIA pendant 25 ans.»

Après avoir installé une marionnette – Mikheïl Saakachvili – à la présidence de la Géorgie, le régime Bush a tenté de faire admettre la Géorgie dans l’OTAN.

Le lecteur trop jeune à l’époque doit savoir que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord était une alliance militaire conclue entre les Etats-Unis et les Etats de l’Europe occidentale pour résister à tout mouvement des armées soviétiques en direction de l’Europe occidentale. Depuis l’effondrement politique interne de l’Union soviétique, il y a près de deux décennies, l’OTAN a perdu sa raison d’être. Les néo-conservateurs ont modifié ses fonctions, comme celles du NED, de manière à en faire un instrument de l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. Les gouvernements postérieurs des Etats-Unis ont violé les conventions conclues par le président Reagan avec Michael Gorbatchev, le dernier dirigeant de l’Union soviétique, et ont intégré dans l’OTAN d’anciennes parties de l’Union soviétique. L’objectif des néo-conservateurs, qui est d’encercler la Russie par une ceinture militaire hostile, est constamment réaffirmé.

Les membres européens occidentaux de l’OTAN ont fait échouer l’admission de la Géorgie, la considérant comme une provocation contre la Russie et se rappelant qu’ils dépendent des livraisons de gaz naturel de cette dernière. L’intention du gouvernement Bush d’installer des boucliers balistiques anti-missiles en Pologne et en République tchèque inquiète également les Européens, car il en résultera que les missiles nucléaires russes de croisière seront dirigés vers les capitales européennes. Les Européens ne voient guère l’avantage qu’ils auraient à empêcher le bloc américain d’éviter des mesures de rétorsion russes au prix de leur propre existence. Des défenses antimissile ne servent à rien contre des missiles de croisière.

Tous les pays, hormis les Etats-Unis, en ont assez de la guerre. La guerre – même la guerre nucléaire – fait partie de la stratégie néo-conservatrice menant à l’hégémonie mondiale.

Le monde entier – hormis les Etats-Unis – sait qu’il faut attribuer le conflit armé qui a éclaté en Ossétie du Sud entre les forces armées russes et géorgiennes aux seuls Etats-Unis et à leur marionnette Saakachvili. Seuls dans le monde entier, les Américains ne sont pas conscients que Saakachvili a entamé les hostilités, parce que Bush, Cheney et les médias aux mains d’Israël leur mentent une fois de plus.

Tous les autres savent que l’individu instable et corrompu appelé Saakachvili, qui prêche la démocratie et pratique l’Etat policier, ne s’en serait jamais pris à la Russie en attaquant l’Ossétie du Sud si Washington ne lui avait pas donné le feu vert.

L’attaque géorgienne contre la population russe d’Ossétie du Sud poursuivait deux objectifs:

•    Elle devait convaincre les Européens que leur tentative d’obtenir le report de l’admission de la Géorgie dans l’OTAN était la cause de l’«agression russe» et que seule cette admission pouvait empêcher que la Géorgie ne soit conquise.

•    Elle devait épurer la population de l’Ossétie du Sud de sa population russe. Equipée et instruite par les Etats-Unis, l’armée géorgienne a attaqué de manière ciblée et tué 2000 civils russes.

Après avoir atteint ce but, Saakachvili et ses instigateurs de Washington ont exigé d’urgence un cessez-le-feu et la fin de l’agression russe. On espère que la population russe aura peur de rentrer chez elle ou qu’elle pourra être dissuadée de rentrer, ce qui éliminerait le risque d’une scission.


Si le régime Bush peut tromper le peuple des Etats-Unis comme il le fit à propos des armes irakiennes de destruction massive, des ogives nucléaires iraniennes et même du 11-Septembre, le reste du monde – même les alliés européens achetés et payés par les Etats-Unis – n’y croit pas.

Dans un article de l’«Asia Times», l’ambassadeur M. K. Bhadrakumar, antérieurement diplomate de l’Indian Foreign Service (IFS) [notamment en Union soviétique, en Corée du Sud, au Sri Lanka, en Allemagne, en Afghanistan, au Pakistan, en Ouzbékistan, au Koweït et en Turquie], constate la désinformation que répandent le régime Bush et les médias des Etats-Unis et relate que «la Russie avait tenté, au début des hostilités, d’inciter le Conseil de sécurité à faire une déclaration exigeant de la Géorgie et de l’Ossétie du Sud qu’elles déposent immédiatement les armes. Mais Washington n’était pas intéressé.»

L’ambassadeur Bhadrakumar souligne que le recours à la violence et à la propagande par les Etats-Unis et la Géorgie a mis fin à l’espoir du gouvernement russe de trouver une solution à la question de l’Ossétie du Sud par la diplomatie et la bonne volonté. Si la Russie le voulait, elle pourrait mettre fin à son gré à l’existence de la Géorgie comme Etat indépendant, et les Etats-Unis ne pourraient rien y faire.

Il est certain que l’invasion de l’Ossétie du Sud par la Géorgie a été orchestrée par le régime Bush. Les médias américains et les think tanks néo-conservateurs étaient prêts à déverser leur propagande-éclair. Les néo-conservateurs tenaient à disposition un éditorial du «Wall Street Journal» dans lequel Saakachvili déclarait que «la guerre de Géorgie était une guerre pour l’Occident.»

Forcé de constater l’effondrement de son armée dès l’envoi de troupes russes pour protéger l’Ossétie du Sud, Saakachvili a affirmé: «Il n’est plus question de la Géorgie. Il s’agit de l’Amérique, de ses valeurs.»
La néo-conservatrice Heritage Foundation, à Washington, a mis sur pied une conférence de presse urgente, organisée par le va-t-en-guerre Ariel Cohen: «Urgent! Evénement: la guerre russo-géorgienne: un défi aux Etats-Unis et au monde.»

Le «Washington Post» a procuré une plate-forme aux tambours de guerre du néo-conservateur Robert Kagan: «Poutine démarre.»

Seul un fou comme Kagan peut supposer que Poutine, s’il avait l’intention d’envahir la Géorgie, le ferait à partir de Pékin ou que – après avoir mis en fuite l’armée géorgienne entraînée par les Américains – il ne poursuivrait pas sa route, conquérant toute la Géorgie pour mettre fin aux agissements des Etats-Unis à la frontière la plus exposée de Russie, agissements qui se termineront probablement, un jour, par une guerre nucléaire.

Le «New York Times» a imprimé la tirade de Bill Kristol: «La Russie s’en tirera-t-elle impunément?» Kristol y tonne contre «les régimes dictatoriaux, agressifs et fanatiques» qui «se réjouissent de contribuer de concert à l’affaiblissement de l’influence des Etats-Unis et de leurs alliés démocratiques». Il présente un nouvel axe du mal – Russie, Chine, Corée du Nord et Iran – et met en garde contre «les atermoiements et hésitations», qui «provoquent uniquement de nouvelles menaces et une aggravation des risques».
En d’autres termes: «Attaquez la Russie maintenant.»

Dick Cheney, le vice-président malade mental des Etats-Unis a appelé Saakachvili pour lui exprimer la solidarité des Etats-Unis envers la Géorgie et a déclaré: «L’agression russe ne doit pas rester sans réponse.» Seul un idiot peut dire à Saakachvili autre chose qu’«arrêter immédiatement».

Quel effet doit exercer sur les troupes et les services secrets américains la déclaration propagandiste et irresponsable de Cheney concernant le soutien des Etats-Unis aux crimes de guerre de la Géorgie? Quelqu’un croit-il sérieusement que la CIA ou quelque autre service de renseignements américain ait dit au vice-président que la Russie avait provoqué le conflit par une invasion? Les troupes russes ont atteint l’Ossétie du Sud après que des milliers d’Ossètes eurent été tués et que des dizaines de milliers, voulant échapper à l’attaque géorgienne, se furent enfuis en Russie. Selon des articles de presse, les forces armées russes ont fait prisonniers des Américains mêlés aux troupes géorgiennes, qui dirigeaient leurs attaques contre les civils.

Compte tenu des défaites essuyées en Irak et en Afghanistan ainsi que de la guerre projetée contre l’Iran, les militaires des Etats-Unis ne disposent certainement plus des ressources nécessaires à une guerre contre la Russie.

Par l’attaque géorgienne, le régime Bush s’est rendu coupable d’une nouvelle série de crimes de guerre. Quelles en seront les conséquences?

De nombreuses personnes rétorqueront que le régime Bush a survécu impunément au 11-Septembre, à l’Afghanistan, à l’Irak et à ses préparatifs d’attaque contre l’Iran; il devrait en aller de même de son aventure géorgienne. Il se peut, toutefois, que le régime Bush ait exagéré cette fois-ci.

Il est maintenant certain que la Russie a reconnu que les Etats-Unis avaient décidé d’exercer leur hégémonie sur la Russie, dont ils sont le pire ennemi.

La Chine a réalisé quelle menace les Etats-Unis constituaient pour son approvisionnement en énergie et, partant, pour son économie.

Même les alliés européens de l’Amérique, qui ont des difficultés à jouer leur rôle de fournisseur de troupes de l’empire américain, devraient maintenant comprendre qu’il est dangereux d’être l’allié de l’Amérique et qu’il n’en résulte aucun avantage. Si la Géorgie était admise dans l’OTAN et renouvelait son attaque contre l’Ossétie du Sud, elle entraînerait l’Europe dans une guerre avec la Russie, son principal fournisseur de produits énergétiques.
De plus, rien n’arrêtera les troupes russes chargées de traverser les frontières européennes.

De plus, si les troupes russes sont envoyées au-delà des frontières de l’Europe, rien ne pourra les arrêter.
Qu’est-ce que les Etats-Unis ont à offrir à l’Europe, à part les millions de dollars qu’ils versent pour acheter les leaders politiques européens afin de s’assurer qu’ils trahiront leurs populations? Absolument rien. La seule menace militaire qui pèse sur l’Europe consiste dans le risque d’être entraînée dans les guerres hégémoniques de l’Amérique.

Les U.S.A. sont financièrement en faillite car leur déficit budgétaire et commercial dépasse la totalité des déficits du monde. Le dollar est affaibli. Le marché de la consommation dépérit suite à la délocalisation des emplois américains et par conséquent des revenus, et aux effets sur la fortune de l’effondrement de l’immobilier et des instruments financiers.
Les Etats-Unis n’ont rien à offrir à l’Europe. En fait, le déclin économique américain tue les exportations européennes en augmentant la valeur de l’euro.

Il y a longtemps que l’Amérique a perdu sa supériorité morale. L’hypocrisie est devenue sa caractéristique la plus connue. Bush, qui a envahi l’Afghanistan et l’Irak grâce à des mensonges et à des tromperies, tonne contre la Russie parce qu’elle s’est portée au secours de ses troupes de maintien de la paix et des citoyens russes d’Ossétie du Sud. Bush, qui a arraché le Kosovo à la Serbie et l’a remis aux musulmans, s’est montré inflexible à l’égard d’autres mouvements séparatistes, en particulier à l’égard des Ossètes du Sud qui désirent faire partie de la Fédération de Russie.

Le régime néoconservateur de Bush est furieux parce que l’ours russe n’a pas été intimidé par l’agression commise par la Géorgie, Etat marionnette des Etats-Unis. Au lieu d’accepter cet acte hégémonique américain demandé par le scénario néoconservateur, la Russie a mis en fuite l’armée géorgienne américanisée.

Ayant échoué au plan militaire, le régime Bush déchaîne maintenant la rhétorique. La Maison Blanche avertit la Russie que le fait de ne pas céder à l’hégémonie américaine pourrait avoir «d’importantes répercussions à long terme sur les relations entre Washington et Moscou». Les crétins qui constituent le régime Bush ne comprennent-ils vraiment pas qu’à part une attaque atomique surprise contre la Russie, les Etats-Unis ne peuvent absolument rien faire contre Moscou?

Le régime Bush ne possède pas de devises russes qu’il pourrait vendre à vil prix alors que les Russes possèdent des dollars. Il ne détient pas d’obligations russes qu’il pourrait vendre à vil prix alors que les Russes détiennent des obligations américaines. L’Amérique ne peut pas couper l’approvisionnement en énergie de la Russie mais les Russes peuvent couper celui des alliés européens des Etats-Unis.

Le président Reagan a négocié la fin de la guerre froide avec le président soviétique Gorbatchev. Les néoconservateurs que Reagan avait virés du gouvernement, étaient furieux. Ils espéraient gagner la guerre froide et, par conséquent, instaurer l’hégémonie américaine. Sous Bush père, l’establishment républicain a restauré l’hégémonie qu’il avait perdue sous Reagan. Avec cet exploit, l’intelligence a été chassée du Parti républicain.

Les néoconservateurs ont organisé leur retour avec la première guerre du Golfe et grâce à leur propagande totalement mensongère selon laquelle des soldats irakiens passaient des bébés koweïtiens à la baïonnette dans les hôpitaux.
Les néoconservateurs ont fait un nouveau come-back avec le président Clinton qu’ils convainquirent de bombarder la Serbie afin de permettre aux mouvements séparatistes de constituer des Etats indépendants à la botte de l’Amérique.
Avec Bush fils, les néoconservateurs ont pris le pouvoir. Leur programme d’hégémonie mondiale de l’Amérique comprend l’hégémonie d’Israël sur le Moyen-Orient.

Jusqu’ici, les plans de ces idéologues ignorants et dangereux se sont cassé la figure. L’Irak, autrefois entre les mains des sunnites laïques qui constituaient un rempart contre l’Iran, est, depuis l’invasion américaine et l’occupation, aux mains des chiites religieux alliés à l’Iran. En Afghanistan, les talibans reviennent en force et une importante armée USA/OTAN est incapable de maîtriser la situation.

Une conséquence de la guerre des néoconservateurs contre l’Afghanistan a été la perte de pouvoir du président du Pakistan, marionnette des Etats-Unis à la tête d’un pays possédant l’arme nucléaire. Moucharraf a démissionné et l’armée a fait savoir aux Américains qu’ils devaient cesser de mener des opérations en territoire pakistanais. Les marionnettes d’Egypte et de Jordanie pourraient être les prochaines à tomber.

En Irak, les chiites, ayant achevé leur nettoyage ethnique dirigé contre les sunnites dans leurs territoires, ont déclaré le cessez-le-feu pour contredire la propagande selon laquelle le retrait américain entraînerait un bain de sang. Les négociations sur le calendrier du retrait ont lieu maintenant entre les Américains et le gouvernement irakien qui ne se comporte plus comme un fantoche.

L’année dernière, Hugo Chavez a ridiculisé Bush devant les Nations Unies. Le Russe Poutine a ridiculisé Bush en évoquant le «camarade loup».
Le 12 août dernier, la Pravda apostrophait le président américain en ces termes: «Bush, pourquoi est-ce que vous ne la fermez pas?» Les Américains peuvent s’imaginer être une superpuissance devant laquelle le monde tremble, mais les Russes ne tremblent pas. Les Américains qui sont assez stupides pour croire que la «superpuissance» américaine protège les citoyens contre les dangers devraient prendre connaissance du mépris absolu que la Pravda manifeste à l’égard de Bush:


Président Bush: Dans votre déclaration de lundi sur les légitimes actions de la Fédération de Russie en Géorgie, vous avez «oublié» encore une fois de mentionner les crimes de guerre commis par les forces militaires géorgiennes, appuyées par des conseillers américains, contre des civils russes et ossètes.

Président Bush, pourquoi est-ce que vous ne la fermez pas?1 Votre fidèle allié, Mikhail Saakachvili, proclamait le cessez-le-feu tandis que ses troupes, ainsi que vos conseillers, se massaient à la frontière ossète, attaquaient Tskhinvali à la faveur de la nuit et la détruisaient, visant les structures civiles comme le font vos forces en Irak.

Président Bush, pourquoi est-ce que vous ne la fermez pas? Vos avions de transport américains ont ramené en Georgie des milliers de soldats géorgiens directement d’Irak dans la zone de combats.

Président Bush, pourquoi est-ce que vous ne la fermez pas? Comment expliquez-vous le fait qu’hier, parmi les soldats géorgiens fuyant les combats, on pouvait clairement entendre des officiers disant: «Get back inside» (retournez!) en anglo-américain et comment expliquez-vous le fait qu’on parle d’Américains figurant parmi les soldats géorgiens blessés ?

Président Bush, pourquoi est-ce que vous ne la fermez pas? Pensez-vous vraiment que quelqu’un accorde encore la moindre importance à vos déclarations après huit ans de votre régime politique criminel et meurtrier?

Croyez-vous vraiment que vous puissiez avoir un droit moral sur tout et imaginez-vous vraiment qu’il y a un seul être humain quelque part sur cette planète qui ne vous fasse pas un bras d’honneur chaque fois que vous apparaissez sur un écran de télévision?

Croyez-vous vraiment avoir le droit de donner un avis ou un conseil après Abu Ghraib, après Guantanamo, après le massacre de centaines de milliers de citoyens irakiens, après les tortures pratiquées par les agents secrets de la C.I.A.?

Croyez-vous vraiment que vous ayez le droit de faire une déclaration sur un point quelconque du droit international après vos accusations mensongères contre l’Irak puis son invasion criminelle?

Président Bush, pourquoi est-ce que vous ne la fermez pas? Supposons que la Russie déclare, par exemple, que la Géorgie possède des armes de destruction massive? Et qu’elle sait où elles sont, c’est-à-dire à Tbilissi et à Poti et tout autour? Et qu’on en est sûr grâce aux services de renseignements étrangers et à des photos satellites d’usines de lait en poudre et de céréales pour bébés produisant des armes chimiques que l’on transporte par camions à travers le pays? Supposons que la Russie déclare par exemple que « Saakachvili menace le monde » et qu’il est temps de changer de régime.

C’est simple, n’est-ce pas, Président Bush?
Alors, pourquoi est-ce que vous ne la fermez pas? Et à propos, envoyez encore d’autres conseillers militaires en Georgie, ils font un travail bien rémunéré. Et ils ont un aspect amusant dans nos instruments de vision nocturne: ils sont tout verts!



L’Amérique n’est pas une superpuissance. C’est une farce en faillite dirigée par des imbéciles qui ont été installés lors d’élections volées organisées par Karl Rove et Diebold.2 C’est un guignol qui, par son ignorance, outrage et tente de brutaliser un énorme pays doté de dizaines de milliers d’armes nucléaires.    •


Source:
www.counterpunch.org du 13/8/2008
(Traduction Horizons et débats)


1    Reprise d’une phrase du roi Juan Carlos adressée à Hugo Chavez (n.d.t.)
2    Fabricant de machines à voter (n.d.t.)

*    Paul Craig Roberts fut Secrétaire adjoint au Trésor sous l’administration Reagan.
Il a également été rédacteur associé de la page éditoriale du Wall Street Journal et rédacteur en chef et collaborateur de la National Review.
Il est le co-auteur de The Tyranny of Good Intentions.

MERCI A JEAN-PIERRE POUR CET ARTICLE.

Par olivier
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Dimanche 21 septembre 2008
Définitions:

Le put est une option contractuelle de vente permettant au souscripteur de l'option de vendre un titre ou un autre actif (plus généralement appelé sous-jacent), à un prix fixé à l'avance (prix d'exercice, dit aussi strike) et à une date déterminée appelée date de maturité du put.

On parle de put européen si le souscripteur peut exercer son droit uniquement à la date de maturité et de put américain s'il peut l'exercer à tout moment avant la date de maturité (y compris à la date de maturité).

Il permet à l'acheteur du put de se prémunir contre, ou de parier sur, une baisse du prix de ce sous-jacent en dessous du prix d'exercice. La vente d'un put correspond à l'objectif inverse.Les documents officiels francophones ont adopté la dénomination option de vente.

Valeur d'un put à maturité

Soit S la valeur du sous-jacent à maturité.
Soit K le prix d'exercice (strike) de l'option.
Soit P la valeur de l'option à maturité.
Nous pouvons écrire l'égalité suivante :

P = Max(0, K-S)

La valorisation d'un put avant la date de maturité n'est pas chose aisée puisqu'il faut estimer la valeur du sous-jacent dans le futur. Néanmoins la méthode la plus couramment utilisée est celle dite de modèle Black-Scholes.

Si le sous-jacent est une action d'une société cotée procédant au versement d'un dividende, les émetteurs (un groupe bancaire par exemple) anticipent généralement la baisse mécanique du prix de l'action équivalente à la valeur du dividende en intégrant un paramètre supplémentaire dans leur modèle d'évaluation. Ainsi, les puts ne subissent en principe aucune dépréciation lors du détachement du coupon. Toutefois, il est recommandé de s'en assurer auprès de l'émetteur de l'option avant l'acquisition.


Par olivier
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Dimanche 15 juin 2008

L'ex-Premier ministre a livré le 6 mai dernier à l'Université Paris-Dauphine, une violente attaque contre la presse écrite, estimant qu'elle ne propose que de la "pâté pour chats". "La presse de l'entre-deux guerres est infiniment plus venimeuse, plus courageuse que la presse d'aujourd'hui", a-t-il encore dit.

« Audace », « acidité », « sens critique »… voilà, pour l'ancien Premier ministre des qualités qui manquent désormais à une presse qu'il juge inféodée et victime des relations incestueuses entre médias et groupes industriels sous influence. Invité dans le cadre des débats organisés par l'université Paris Dauphine, Dominique de Villepin a attaqué les journalistes et les rédactions qui ne joueraient plus leur « rôle démocratique », assurant que la presse sous l'Empire ou la IIIe République avait plus de charge polémique que celle de nos kiosques. Appelant à l'esprit « d'imagination et de critique » des intellectuels comme des journalistes, il a comparé la presse écrite à de la « pâtée pour chat » répétant en boucle les discussions des couloirs de Matignon ou de l'Elysée. Une belle leçon de vigueur donnée aux journalistes... et à l'opposition !

Toutes les vidéos du débat
http://www.dauphinedebat.com/

Par olivier
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Mardi 10 juin 2008




Sources : http://www.ladietetiquedutao.com/aspartame.html

Un chapitre de "la diététique du tao " est consacré au sucre (blanc), sa consommation excessive et ses conséquences pernicieuses sur notre santé. Beaucoup de gens, conscient de ses méfaits, consomme alors nombre de produits allégés, étiquettés "sans sucre" et contenant de l'aspartame. Hélas, il semble que le remède soit bien pire que le mal et des voix de plus en plus nombreuses tirent la sonnette d'alarme quant aux effets devastateurs de cette molécule chimique (en fait un neurotoxique puissant !).

Nous vous invitons pour en savoir plus à consulter les liens en bas de page et ne pas hésiter à témoigner et demander de l'information à l'adresse : missionpossible.france@wanadoo.fr

ASPARTAME : UN POISON VIOLENT !

Quel est le point commun entre des milliers de rats sacrifiés, des mensonges, une migraine, une personne obèse, dépressive ou aveugle, un paranoïaque, le groupe Monsanto et des milliers de produits " sans sucre " ? L'aspartame…

Voici donc le meurtrier en série enfin dévoilé, dont nous sommes les victimes en France depuis presque 30 ans et ce, dans le plus grand secret ! Je m'intéresse aux effets secondaires nocifs pour la santé des additifs alimentaires, depuis plus de dix ans mais, pour ce qui est de l'aspartame, ce n'est qu'il y a 18 mois que j'ai découvert la terrible vérité sur ce poison. J'ai alors réalisé que j'avais perdu deux personnes de ma famille, toutes deux grosses consommatrices de produits " sans sucre ". En poursuivant mes recherches, j'ai découvert l'association de bénévoles créée aux Etats-Unis en 1995 par le Dr Betty Martini : Mission Possible International (www.dorway.com) que je représente maintenant en France. Depuis, j'ai d'abord pu aider des personnes par Internet au Canada, en Australie, en Angleterre et aux Etats-Unis. Puis, peu à peu, j'ai rencontré de nombreuses victimes de l'aspartame en France, des personnes innocentes qui souffraient, sans le savoir, de plusieurs des 92 effets secondaires liés à l'aspartame et officiellement reconnus par la FDA (Food and Drug Administration) américaine depuis 1995. Au total, en 18 mois, j'ai rencontré près de 1 200 d'entre elles, âgées entre 3 et 92 ans et, fait inquiétant, dans un seul département du territoire français…

 

C'est pour cela qu'

il y a urgence à faire passer le message !

 

Il y en a partout !

Mais qu'est ce que l'aspartame ? Pour la plupart des gens, c'est tout simplement un édulcorant de synthèse pour remplacer le sucre, que des millions de femmes en surpoids et de diabétiques utilisent dans le monde entier sous forme de poudre ou de sucrettes, il est inutile de vous en citer des marques car vous les connaissez toutes ! Seulement voilà : il n'y en a pas que dans ses fameuses sucrettes ! L'aspartame est aussi présent dans plus de 5 000 produits alimentaires ou pharmaceutiques, dans 90 pays au monde et ce depuis plus de 25 ans… Des millions de Français en consomment tous les jours (adultes et enfants confondus), il y a même au moins une maternité en France où l'on a fait prendre des suppléments de calcium à l'aspartame aux nouvelles mamans afin de favoriser la montée de lait et depuis au moins 25 ans ! Au total, il y aurait au moins 250 millions de personnes dans le monde qui consommeraient chaque jour des produits à l'aspartame ! Et cet édulcorant rapporterait aux industriels mondiaux plus d'un milliard de dollars par an !

Je vous entends déjà me dire : " Mais vous n'y pensez pas ! Si c'est marqué sur les étiquettes, c'est que cela a été testé et autorisé par les autorités, c'est donc sans danger, sinon on le saurait ! Regardez ce qu'il y a marqué sur le dos de mon paquet de chewing-gums sans sucres :
'En complément du brossage, l'Union française pour la santé bucco-dentaire recommande ce chewing-gum sans sucre, qui participe efficacement à la santé bucco-dentaire', alors quel est le problème ? "
.

J'aurais bien envie de vous répondre : " Et si on vous avait menti ? ".

En fait, selon des experts indépendants, l'aspartame est un véritable poison ! Seulement voilà, alors que l'on en parle publiquement depuis plus de vingt ans aux Etats-Unis, le public français lui, a été gardé dans l'ignorance la plus totale depuis 1974. De ce fait, avec certains autres pays d'Europe, nous représentons aujourd'hui les plus gros consommateurs de produits à l'aspartame au monde !

 

De la triste famille des excitotoxines

Comme je le fais souvent remarquer aux personnes que je rencontre, lorsqu'elles font le plein de leur voiture, elles font bien attention au type d'essence qu'il faut mettre dans le réservoir, sinon la voiture aura des problèmes. Pour ce qui est de la nourriture, ces mêmes personnes ne prennent même pas la peine de lire la liste des ingrédients sur les emballages et, sans méfiance, elles remplissent leur estomac d'un cocktail de produits chimiques en toute ignorance, même la voiture n'en voudrait pas ! L'aspartame est un de ces produits chimiques les plus toxiques pour la santé !

L'aspartame (E 951) fait partie de la triste famille des excitotoxines, tout comme le glutamate monosodique (E 621 ou GMS), cousin chimique de l'aspartame largement utilisé depuis au moins 1948 qui lui, est un " poison caméléon " qui se cache sous divers noms tels que : arômes artificiels et parfois naturels, certaines épices, extrait de levure, huile végétale hydrogénée, extrait de protéines de soja, souvent utilisé comme exhausteur de goût dans des chips, des soupes en sachets, des sauces, des plats préparés, de nombreux aliments surgelés et de régime, des bâtonnets de " crabe "… (voir article sur les excitotoxines en page xx). Ces excitotoxines sont neurotoxiques, c'est-à-dire qu'elles ont la triste capacité de détruire rapidement les neurones de notre cerveau (voir dessin) en les excitant jusqu'à ce qu'ils explosent comme l'a expliqué l'éminent neurochirurgien et nutritionniste américain, le Dr Russell Blaylock dans son livre : " Excitotoxins, The Taste that Kills " en 1994 (" Excitotoxines : le goût qui tue "), livre sur l'aspartame et le GMS qui sera peut-être bientôt traduit en français). Mais comme cela se fait peu à peu, au fur et à mesure de notre consommation de produits édulcorés à l'aspartame (boissons, sodas, jus d'orange, yaourts en pots ou encore à boire, gommes à mâcher, sucettes, bonbons divers, édulcorants de table, certains chocolats, produits de régimes, certaines confitures, céréales, suppléments de vitamines, des centaines de médicaments, au total plus de 5 000 produits dont la liste est impossible à faire…), on ne s'en rend pas compte tout de suite car ce véritable poison s'accumule dans notre organisme à notre insu, détruisant notre système immunitaire (au bout de deux heures !) et endommageant notre ADN sur son passage… Ah ! Si on nous l'avait dit !

Mais en réalité, il y a 92 effets secondaires officiellement reconnus depuis 1995 par la FDA aux Etats-Unis. En France, à part un risque de diarrhées, tout va bien ! Un peu comme un " certain nuage " de Tchernobyl qui ne serait pas passé au-dessus de notre beau pays…

Certaines personnes assez sensibles ont de la chance et souffrent très rapidement (dans les minutes ou les heures qui suivent) de maux de tête ou de nausées, après avoir consommé un seul produit contenant de l'aspartame, et comme elles sont à l'écoute de leur corps, elles en déduisent que ces produits ne sont pas bons pour elles. Alors elles savent les éviter. Par contre d'autres personnes, elles, deviennent très rapidement dépendantes de ces produits en pensant éviter les calories et " faire attention à leur ligne " ou au bien-être de leur enfants…

Ces mêmes personnes vont voir leur santé se dégrader plus ou moins rapidement et souffrir d'un ou de plusieurs des nombreux effets secondaires, tout en ignorant complètement que c'est l'aspartame qui est à l'origine de leurs problèmes. Elles iront donc consulter leur médecin ou parfois même leur psychiatre qui, comme elles, n'étant pas forcement au courant de la toxicité de l'aspartame, va prescrire des médicaments qui eux aussi contiennent souvent le même poison… L'effet " boule de neige " commence alors, car l'aspartame interagit avec ces médicaments et les personnes peuvent parfois en mourir après quelques semaines ou quelques années !

Quelques-uns des 92 effets secondaires

Avant de voir de quoi est fait l'aspartame, voyons quelques-uns des 92 symptômes :

maux de tête, insomnies, fatigue chronique, cernes grises sous les yeux, baisse et troubles de la vue, réactions cutanées plus ou moins graves, rougeurs au visage, démangeaisons, prise de poids, dépression, chute plus ou moins importante des cheveux, faim et soif excessives, douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées, douleurs articulaires, crampes, insomnies, pertes de mémoire, saignements de nez, vertiges, forte sensibilité aux bruits, sensation d'avoir froid même en plein été, problèmes menstruels, impuissance, problèmes sexuels, hyperventilation, attaques et convulsions, épilepsie, nausées, vomissements, hypo et hyperglycémies, baisse de l'intelligence, douleurs dans la poitrine, problèmes de thyroïde, tremblements, douleurs en avalant ou aussi en urinant, sensibilité aux infections, hypertension, asthme… Mais aussi troubles de la personnalité comme : soudaines crises d'agressivité parfois avec violences physiques, paranoïa, agoraphobie, phobies, paniques, sensations de " déjà vu ", irritabilité, crises de démence, altération du caractère, difficulté de concentration, confusion, hyperactivité…

Et, plus grave, cancer du cerveau, rupture d'anévrisme, problèmes cardiaques, attaques d'apoplexie, et même mort ! De plus, l'aspartame provoque des symptômes semblables aux maladies suivantes ou les aggrave : fibromyalgie, arthrite, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, lupus, diabète et complications diabétiques, épilepsie, maladie d'Alzheimer, lymphome, malformations congénitales, syndrome de fatigue chronique.

 

Quelle est la composition de l'aspartame ?

50 % de phénylalanine, toujours indiquée sur les étiquettes pour les " 2 % " de la population qui pourraient y être allergiques. On peut donc lire en tout petit : " Contient une source de phénylalanine ", de la DKP (dikétopipérazine), produit dérivé de la phénylalanine qui se développe après de longues périodes de stockage et qui a été impliqué dans l'apparition de tumeurs au cerveau, 40 % d'acide aspartique, produit hautement dangereux pour le cerveau : l'espèce humaine est cinq fois plus sensible à cet acide (et à l'acide glutamique trouvé dans le E 621) que les rats et vingt fois plus sensible que les singes ! Cet acide a la mauvaise habitude de s'accumuler dans notre organisme, d'affecter notre cerveau (c'est un neurotoxique), notre système reproductif, il traverse aussi le placenta et peut atteindre le cerveau du fœtus. A forte dose, cet acide peut provoquer des crises d'angoisse, de l'hyperactivité ainsi que des obsessions. Pour finir, les 10 % restants sont constitués de méthanol (ou alcool de bois), un poison mortel qui est graduellement libéré par l'intestin grêle à partir d'une température de 30 degrés lors du stockage, de la cuisson (qui a eu cette idée folle de faire un gâteau à l'aspartame ?), ou tout simplement dans le corps humain ! Ce poison s'accumule petit à petit et provoque en général des troubles de la vue tels que vision embrumée, voilée ou obscurcie, double vision, rétrécissement du champ visuel, dommages rétiniens et perte de la vue…

Les autres symptômes d'un empoisonnement au méthanol sont en général des maux de tête, des bourdonnements d'oreille, des troubles gastro-intestinaux, des faiblesses, vertiges, frissons, trous de mémoire, douleurs fulgurantes aux extrémités, des troubles du comportement et des névrites… Ce méthanol, une fois arrivé dans le foie, est converti en formaldéhyde qui est hautement neurotoxique et cancérigène pouvant provoquer à son tour des troubles de la vue, des malformations congénitales, des migraines, des vertiges, des nausées, des malaises, une mauvaise concentration et empêche aussi l'ADN de se reproduire. Pour terminer, le formaldéhyde, une fois ingéré, se transforme à son tour en acide formique qui se concentre dans le cerveau, les reins et d'autres organes. C'est un produit très dangereux pour les cellules. Pour les connaisseurs, voir le dessin de la structure chimique de l'aspartame.

Par olivier
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Mardi 20 mai 2008

Tout homme qui réfléchit à l’évolution de l’univers ou sa propre destinée est engagée, devrait comprendre qu’il est pris dans une lutte gigantesque, planétaire, ou le vainqueur sera ou bien les maîtres du profit réglé par l’ordre ou le désordre établi, ou bien les chefs des esclaves révoltés pour arracher et rétablir par leur dignité d’hommes que le besoin contraint de travailler mais libre de fixer par leur libre consentement les justes conditions de leur travail. Ces propos que l’on attribuerait volontiers à un disciple de Marx ont été écrit en réalité en 1972 par une espèce d’ecclésiastique en voie de disparition. Auteur de la préface du Secret des guerres ou la genèse de l’agression, un ouvrage d’Albert Norden, historien communiste de l’ex R.D.A., l’abbé jean Boulier, ancien professeur à la faculté catholique de droit de Paris, était un religieux catholique qui s’interrogeait sur une hypothétique filiation entre le message originel de l’évangile et les doctrines d’émancipation populaire. Dépeignant sans complaisance les horreurs du rêve américain et le marché aux esclaves de l’Europe de la liberté, paraphrasant jean Jaurès qui clamait que le capitalisme porte la guerre en nuées, il identifiait la culpabilité systématique du grand capital derrière tous les conflits d’un siècle hanté par les guerres et quelques uns des pires génocides de l’histoire de l’homme. Jean Boulier avait été formé à l’école des jésuites, un ordre partisan de la théologie de la libération que ses détracteurs accusaient de relayer la subversion marxiste au sein de l’église. Ses adversaires conservateurs ne reculèrent devant aucunes compromissions pour s’emparer du gouvernement de l’église, aussi malsaines fussent elles, reprenant l’avantage et terrassant la dissidence.
L’organisation internationale catholique responsable de ce retour de l’ordre moral s’appelle l’Opus Deï, devenu un instrument de contrôle des églises locales au service du pouvoir temporel du Vatican. Un destin qui n’est pas sans rappeler celui d’une autre secte qui régna par la terreur religieuse sur l’Espagne du XVIeme siècle, avant d’imposer son fanatisme dans l’église universelle : l’inquisition. L’abbé jean Boulier écrivait, qui ne comprend le passé ne peut saisir le présent. Nous sommes tentés d’y ajouter les fameux mots de Voltaire, plus l’homme sera éclairé plus il sera libre, en espérant qu’un jour l’être humain se réveille et parvienne, définitivement, à écraser l’infâme.

Nous vivons une époque où un déluge d’informations ne génère paradoxalement qu’une ignorance et un obscurantisme croissant, soigneusement entretenus par des médias sous contrôle. De plus en plus de citoyens quand ils ne cultivent pas une indifférence satisfaite s’adonnent à un ésotérisme de pacotille, aux tables qui tournent et à la lecture de Voici. Le combat commencé il y a plus de deux siècles entre ceux qui ne reconnaissent que la propriété comme premier droit des hommes contre ceux qui y privilégie le droit à l’existence prend à l’aube du troisième millénaire une configuration inquiétante, le clergé retrouvant peu à peu auprès du grand capital le rôle de bras séculier qu’il avait du temps de la monarchie.

Une situation qui n’est pas le fruit d’une évolution logique et saine de nos société contemporaines, mais bel et bien une vaste campagne de désinformation, coups tordus et autres opérations spéciales orchestrés autant par le Vatican, l’Opus Deï, Communion et libération que par les services secrets occidentaux sous l’égide de la CIA, ainsi que leur double obscur : la Mafia (terme désignant autant le syndicat américain que Cosa Nostra sicilienne).

L’un des plus illustres parrains de Chicago, Sam Giancana, chef incontesté jusqu’en 1975 et auxiliaire de la CIA, qui fut tout de même reçu en audience privée par le pape Paul VI en 1968, révélait que les prêtres lui rappelaient le quartier comme il était autrefois. Dans le personnel du diocèse, il y a des gars de Chicago qui d’après Strich (cardinal de cette mégapole) vont arriver au sommet... jusqu’au Vatican. Strich est ambitieux. Et l’église est comme tous les autres trafics politiques. Il y a un racket derrière chaque autel quand c’est un type comme Strich qui mène la danse, ou comme il dit qui fait l’oeuvre de Dieu. Sam Giancana qui fut l’un des instigateurs de la débâcle de la baie des cochons et vraisemblablement celui du meurtre de John et Bobby Kennedy, ainsi que de Marylin Monroe (quoi qu’en dise la légende) utilisait des prêtres catholiques pour ses transferts de fonds internationaux dans une énorme affaire de blanchissement d’argent qui fournissait des liquidités au Vatican. L’un des gars de Chicago au sein du personnel du diocèse auquel le parrain faisait allusion n’était autre que Paul Marcinkus, originaire de Cicero dans la banlieue de la ville, ancien fief du légendaire al Capone.

En 1952, sur recommandation de Strich et du cardinal Spellman, Marcinkus obtient un poste au Vatican, suivant ses études à l’ENA du saint siège, l’académie pontificale. Il fera un stage à la Continental Illinois Bank en 1959, après avoir été nonce apostolique en Bolivie et au Canada, pour revenir à Rome un peu plus puissant. C’est l’époque où Castro, après avoir été aidé par les américains passe dans le camps soviétique. L’Amérique latine est à deux doigts de basculer dans la révolution, les curés de base évangélisant les loubards ou prenant le maquis, comme en Colombie, contre les impérialistes yankees. Le concile Vatican II parle d’ouverture ou d’oecuménisme.

Un vent de panique souffle sur Washington, la CIA assistée du SIFAR (contre espionnage militaire italien) posant des micros dans le bureau et les appartements du pape pour contrôler l’église romaine. C’est de cette manière que l’agence d’espionnage américaine parviendra à être informé de l’état de santé précaire du pape Jean XXIII, influant ainsi sur le choix du successeur élu par un conclave.

Protégé par quatre anticommunistes virulents, le cardinal Spellman, David Kennedy, le directeur de la continental Illinois bank qui deviendra secrétaire au trésor sous Nixon, John B. Connaly, gouverneur du Texas et futur ministre des finances du même Nixon, John Sheen, archevêque de Newport, ainsi que le secrétaire d’état du Vatican, Dell’acqua, Marcinkus se retrouvera chef de la sécurité du nouveau pape Paul VI. Il est nommé secrétaire général de la banque du Vatican le 6 janvier 1969.

Ses méthodes se révéleront d’emblée peu catholiques. Selon une équipe d’enquêteurs spécialistes de la Mafia américaine, Marcinkus a été mêlé à une falsification de titres et d’obligations des sociétés Pan American, Chrysler, American Telephon & Telegraph. On cite à ce propos le nom du ministre des finances de Nixon, Connaly. Une enquête interrompue à la demande du président américain qui dira : cette affaire est montée pour éliminer mes plus fidèles collaborateurs dans notre combat contre le communisme international. Marcinkus devenu secrétaire général de la banque du Vatican, c’était la première fois qu’un américain occupait un poste aussi élevé dans la hiérarchie. Au sommet de sa carrière, il allait être accusé de blanchissement d’argent dans le cadre du scandale de la banque Ambriosiano mêlant le Vatican, le syndicat américain, Cosa Nostra sicilienne aux services secrets et à une loge maçonnique dévoyée, la loge P2. Il fut aussi soupçonné d’avoir trempé dans la liquidation du pape Jean Paul Ier en 1978, après seulement vingt cinq jours de règne. Le cardinal Albino Luciani, Jean Paul Ier de son nom de scène, sera découvert mort dans son lit par une bonne soeur le matin du 28 septembre 1978. Affolée, elle appelle le chef du service de sécurité qui reste enfermé dans la chambre, seul, pendant une demi heure. Lorsqu’il en ressort pour prévenir un médecin et le secrétaire d’état, il n’y a plus un papier sur le bureau du défunt pape. Malgré cette mort suspecte, le cardinal Luciani ne souffrant pas de maladie, il, ne sera ordonné aucune autopsie.

Les liaisons entre la CIA et le saint siège remontent à l’appel de Pie XII à la guerre sainte contre le communisme. Personne, disait le pape, ne peut être un bon catholique et en même temps un vrai socialiste . En aucun cas, le socialisme ne peut se concilier avec la confession du catholicisme. Les américains s’engagèrent a encourager cette nouvelle croisade. Un accord, dit plan X fut même signé entre le saint siège et le département d’état.

Désignée depuis le début de la guerre froide sous le terme générique d’église du silence, diverses opérations des services secrets occidentaux furent ainsi menées sous couvert de l’église catholique. Incluant un gigantesque complot européen anticommuniste orchestré par la CIA (associée à la Mafia et à l’extrême droite) de l’immédiat après guerre aux années contemporaines qui sera révélé par Guilio Andreotti, en 1991 : le Glaciaux ou Glaive et les réseaux Stay behind. Aucun responsable français n’a officiellement confirmé l’existence de ces réseaux qui étaient encore très récemment implantés dans toute l’Europe. Crées par Henri Ribière, le patron socialiste du SDECE (service d’espionnage français), en liaison avec les américains au début de la guerre froide, on y trouera autant Jacques Foccart que François De Grossouvre (alias monsieur Leduc ) qui dirigera ce groupe à l’échelle nationale après avoir été chef de section pour le Lyonnais. Plus grave, le SDECE embauchera les services d’anciens responsables de la collaboration tels René Bousquet (qui fournira le fichier anticommuniste de l’occupation) ainsi que Paul Touvier qui malgré ses crimes sera protégé par une partie de la hiérarchie catholique.

Au mépris de la vérité et du sens de l’histoire, les gouvernants français qui se sont succédés ont préféré, à ce sujet, faire baigner leur peuple en pleine ignorance et confusion bêtifiante. On comprend mieux, dès lors, pourquoi ils ont pu bénéficier d’une telle impunité jusqu’à leurs morts. On a appris tout récemment que le Glaciaux, réactivé depuis environ un an en Europe, se consacrerait au renseignement et à la lutte contre la menace terroriste découlant de l’immigration.

Les rapports entre les différents pouvoirs temporels en Italie depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pour qui veut comprendre l’évolution et les causes du retour de l’ordre moral, sont à cet égard significatifs. Le Vatican s’est toujours opposé au pouvoir républicain, imposant une présence quasi hégémonique à Rome depuis près de dix sept siècles. En 1870, bien que le nouveau parlement italien assure au pape un traitement annuel et l’extratèrritorialité de ses palais, ce dernier refusait de reconnaître le nouvel état, allant jusqu’à publier un document interdisant aux catholiques de participer aux élections, qu’ils soient candidats ou électeurs. Il faudra attendre 1912 pour que les catholiques italiens soient autorisés sous certaines conditions à participer à la vie politique. Benito Mussolini constitua son premier gouvernement en 1922 grâce à l’appui de ministres du parti populaire créé en 1919, le parti catholique, ainsi que sur intervention directe du pape. Pie XI puis Pie XII comprenant que le fascisme était le meilleur rempart contre le mouvement communiste international, particulièrement bien implanté en Italie, conduiront à la signature des accords de Latran qui mit un terme à la dispute état-église.

Le fascisme vaincu, les communistes furent les premiers à se doter après guerre d’une structure et d’un réseau national qui allaient leur permettre être partout et de prendre en main un pays en grande partie détruit. La base de la première république était l’antifascisme. Le pape s’apercevant que le vide laissé par le fascisme était une chance unique incita les catholiques à créer la démocratie chrétienne, victorieuse de l’union de la gauche en 1948.

Une longue ère de stagnation anticommuniste s’ensuivit, les évêques et les curés dispersés dans toute la péninsule parvenant à verrouiller la société italienne jusque dans les plus petits détails. C’est l’âge d’or de l’église catholique italienne. Les prêtres sont soutenus financièrement par le budget de l’état italien, tandis que le Vatican ne paie pas d’impôts sur ses biens innombrables qu’il possède en dehors des murs. Ses liens privilégiés avec la démocratie chrétienne lui permettent d’intervenir même auprès des préfets de la république afin qu’ils interdisent les maillots de bain trop déshabillés sur les plages italiennes. Tout le monde se sent espionné par le Vatican lorsque l’on découvre que le SIFAR (contre espionnage militaire de la république italienne) surveille même des leaders démocrates chrétiens dans le but de ficher leurs éventuelles escapades extra conjugales. Une opération orchestrée par le cardinal Siri, un ultra de la préservation de la foi catholique et de la guerre froide. La confusion est presque totale entre le pouvoir religieux et le pouvoir temporel.

Elle mènera à l’apparition d’une contestation timide lorsque les jeunes catholiques s’aperçoivent que la réalité de la présence de l’église a peu de chose en commun avec le message de l’évangile. Des prêtres ouvriers aux différents groupe d’opposition intérieure qualifiés de catho-communistes, la contestation n’épargnera pas la hiérarchie, conduisant les plus extrémistes de ces catholiques à prendre part à la création des premiers groupes contestataires étudiants puis à la formation de groupes armés, notamment des Brigades rouges à Milan, en 1970.

De plus, l’Italie sur le plan religieux est coupée en deux. Dans le nord, la dimension idéologique reste importante et la démocratie chrétienne, ainsi que les différentes associations catholiques y sont bien implantées, assurant à leurs membres une appartenance à un milieu catholique qui prend en charge tous les aspects de la vie. Cette vision totalitaire, théocratique de la société qui offre une sécurité matérielle, psychologique, et intellectuelle assure à l’église de beaux jours.

Dans le sud, en revanche, la présence de l’église est presque de type féodal. L’église catholique, comme les autres pouvoirs, est restée clientélisme, conditionnée par l’esprit de clocher et le désir d’entretenir une religiosité traditionnelle. Le morcellement du pouvoir religieux de l’église favorisa les infiltrations de la Mafia, toujours prête à se mettre sous la protection des puissants, peu importe que leur pouvoir soit politique ou religieux, social ou économique. Le silence complice de la plupart des responsables religieux du nord comme du sud face à la corruption généralisée au sein même de la démocratie chrétienne ; le parti catholique, explique pourquoi de nombreux fidèles habitués à confondre appartenance politique et obédience religieuse ont finalement rejeté l’une et l’autre.

Deux scandales majeures de la cinquième République prouvent que la France n’est pas différente de l’Italie dès qu’il est question intérêts et de partage des pouvoirs. Le meurtre du prince De Broglie, le 24 septembre 1976, dont le dénouement officiel fut unanimement contesté fut un cas unique de géologie politique. Une affaire que le président de la 1ere section de la cour d’assise de Paris qui présida contre vents et marées le procès, le magistrat André Giresse, appela le Watergate français. Un scandale qui n’explosa pas, la droite comme la gauche au pouvoir au moment du jugement intrigant au nom de sombres tractations politiques pour couvrir une police qui avait caché la vérité et bafoué la justice de la République. On y trouve en strates les principaux composants de l’histoire de France de ces trente dernières années.

Le prince De Broglie, député de l’Eure, secrétaire d’état sous les gouvernements Debré puis Pompidou, signataire des accords d’Evian qui mirent fin à la guerre d’Algérie, fut également l’un des fondateurs du parti des républicains indépendants au coté de Valéry Giscard d’Estaing et de Raymond Marcellin. Malgré les déclarations de Michel Poniatowski, alors ministre de l’intérieur, il apparu que la police était au courant d’un contrat lancé sur la tète du prince et pire que la surveillance dont il faisait l’objet avait été levé un peu avant son assassinat. Ce fut les deux fameux rapports de l’inspecteur Roux, ignorés par sa hiérarchie et révélés par le Canard Enchaîné en 1980 qui firent rebondir l’affaire.

Quatre pistes furent évoquées au procès cachant le même mobile.

  La piste politique après la disgrâce du prince, mis au banc du tout nouveau UDF de Giscard d’Estaing et qui devait rallier avec armes et bagages le RPR de Jacques Chirac au moment de sa création en 1976.

  La piste arabe mêlait le prince à de sombres tractations d’armes et de pétrole destinées à financer les services secrets algériens en générant de juteuses commissions.

  Plus crédible fut la piste espagnole qui voyait le prince lié au scandale de la Matesa, l’un des plus grands procès politico financier des dernières années du franquisme. Entre 1959 et 1969, 80 % des crédits espagnols à l’exportation dans le domaine du textile ont été alloués à la Matesa, fleuron de cette industrie en Espagne. 800 millions de francs allaient disparaître, la presse révélant en 1969 que tous les ministres et les industriels impliqués dans l’affaire étaient membres de l’Opus Deï. Cette organisation catholique internationale crée en 1928 par le très influent José maria Escrima (béatifié en 1992 par Jean Paul II) s’est lancé dans le recrutement international des élites pour imposer au monde un régime théocratique futur... Implantée en France depuis 1956, l’Opus Deï cherche à bâtir l’élite européenne qui doit arriver un jour au pouvoir, sous couvertd’échanges culturels et d’octroi de bourses.

Parallèlement, la sainte Mafia prit pied dans le monde des affaires français, ses ambitions nécessitant de l’argent. Investissant à hauteur de plus d’un tiers des actions de la Banque des intérêts français, l’Opus Deï allait ainsi siéger au coté de l’actionnaire principal de la banque, la Société financière pour la France et les pays d’outre mer présidé par Edmond Giscard d’Estaing, le père de Valéry. Un VGE qui, ministre des finances, était très lié à Antoine Pinay, sympathisant actif de l’Opus Deï et père du nouveau franc... En 1967, De Broglie rencontrait Juan Vila Reyes, administrateur de la Matesa, pour créer la Sodetex, vraisemblablement présenté par un personnage trouble, escroc et ancien collaborateur qui devint le cerveau financier des affaires avalisées par le prince, Raoul de Leon. Ce dernier aurait aussi arrangé une réunion entre Vila Reyes et Giscard d’Estaing ainsi qu’un voyage à Madrid du futur président français pour rencontrer des membres de l’Opus Deï. Il aurait été question d’un projet de création d’un parti politique espagnol sur le modèle des républicains indépendants français. La Sodetex, dans l’esprit de Vila Reyes et de l’Opus Deï était au centre d’un dispositif financier mis en place dans le monde pour remplir les caisses de la sainte Mafia. En fait, la société servait de super taxi, utilisant des fausses factures pour blanchir l’argent que l’état espagnol versait à la Matesa pour soutenir ses exportations. De Broglie, naïf, aurait accepté de prendre la tète de la Sodetex, vraisemblablement sur ordre.

Lorsque l’état espagnol, après la liquidation de la Matesa, demanda la restitution du capital au prince, il fut dans l’impossibilité de le restituer, très certainement versé à une caisse politique. Raoul de Leon et jean de Broglie signèrent un protocole d’accord en juin 1974 pour rembourser l’état espagnol, un mois après l’élection de Valéry Giscard d’Estaing. Un protocole qui ne fut jamais honoré...

  La quatrième piste, croisant la piste espagnole remontait au plus puissant des gangs de la Mafia française d’après guerre et de la cinquième république, le gang des ferrailleurs. Le prince De Broglie, prêt à toutes les compromissions pour rembourser ses dettes prit part à un gigantesque trafic de faux bons du trésor qui devait être écoulés en Europe et surtout en Afrique (ils coûteront 140 millions de francs au Gabon). Proche de ceux qui fabriquent les bons et qui organisent le trafic, il aurait voulu en profiter personnellement et mis en danger l’organisation. Le juge Michel, un peu avant qu’il ne meure assassiné à Marseille en 1981, cherchait à prouver que les bénéfices de ce trafic de faux bons et de faux billets auraient très bien pu être destinées à financer des laboratoires d’héroïne marseillaise d’une french connection renaissante (l’originale fut démantelée en 1973), la french sicilian connection.

L’affaire fit surtout la lumière sur les relations inquiétantes entre des truands fichés au grand banditisme, des barbouzes proche de l ’organisation et des policiers de la IIeme section des renseignements généraux, la police politique française. La section politique la plus sensible, s’occupant des affaires spéciales, de la surveillance des personnages importants, la police des coups tordus, des opérations montées à l’occasion pour neutraliser des gêneurs ou des adversaires trop irritants des régimes en place.

La république a aussi sa police secrète, bien que les renseignements généraux ait été crées en 1941 sous le régime national du maréchal Pétain. La IIeme section, chargée du suivi des partis politiques fut officiellement suspendu à la suite d’une plainte des socialistes, en 1994, mais elle peut toujours être chargée de prévisions électorales. L’indignation de ces derniers n’empêcha pas François Mitterand d’utiliser illégalement la cellule anti terroriste de l’Elysée de 1981 à 1995 (écoutes téléphoniques, désinformation, intimidation...) de la même manière qu’hier les gaullistes utilisèrent le SAC pour leur manoeuvres de basse politique. Quoi qu’il en soit, le cadavre du prince De Broglie fut enterré en grande pompe, le pouvoir intrigant face à une opinion publique anesthésié et indifférente pour éviter ce Watergate français.

L’autre affaire qui défraya la chronique de la Vème république fut le scandale des avions renifleurs. Une escroquerie non éludée officiellement dont l’appellation prêtait pourtant à sourire. Les 650 pages du rapport de la commission parlementaire, rendu publique en 1984, laissèrent les lecteurs sur leur faim. Manquant de moyens d’investigations, les parlementaires se sont heurtés à la fois au secret défense que l’état brandit (quels que soit les dirigeants )dès qu’il s’agit de ses basses oeuvres et au silence des principaux témoins.

Le 28 mai 1976, pierre Guillaumat, PDG d’Elf Erap signe avec Philippe De Weck, directeur de l’union des banques suisses, un contrat peu ordinaire. Pour 400 millions de francs, la société française s’assure pour une année l’exclusivité d’un procédé de détection pétrolière révolutionnaire connu sous le nom de code de projet Aix. C’est Jean Tropel, le responsable de la sécurité chez Elf qui a été le cheval de Troie en introduisant dans la compagnie pétrolière l’homme clef de l’affaire, jean Violet, avocat international.

Les deux hommes se sont connus au SDECE (ancêtre de la DGSE, le service d’espionnage français) dont Tropel est un ancien colonel, ex responsable de la sécurité du fameux service VII démantelé après l’affaire Ben Barka en 1965 et Violet un ex honorable correspondant. Ce dernier a fait une brillante carrière internationale grâce au parrainage Antoine Pinay (surnuméraire de l’Opus Deï et ancien président du conseil sous la IVeme république) qui le recommandera au patron du SDECE, Pierre Boursicot. En 1955, Antoine Pinay qui est ministre des affaires étrangères fait accréditer l’avocat à la délégation française de l’ONU à New York avec pour mission d’empêcher une condamnation de la politique algérienne de la France. Jean Violet y rencontre un homme qui va jouer un rôle capital dans sa vie, le révérend père Dubois, dominicain français chargé des missions spéciales pour le compte du Vatican (plus exactement pour certain Monsignori dont le cardinal Siri).

Le père Dubois en liaison avec le colonel Hervé, chef du SDECE en poste à l’ONU, et jean Violet parviendront en 1959 à éviter une condamnation de la France en soudoyant les ambassadeurs du Brésil, du Pérou puis du Paraguay et du Nicaragua affiliés au camp tiers mondiste. Un religieux que l’on retrouvera à tous les moments décisifs de l’affaire des avions renifleurs. Devant la commission parlementaire, le responsable des dominicains en France, Jean René Bouchet, affirmera que le père Dubois, mort en 1979, était mêlé à des affaires étranges pour un ecclésiastique : financements clandestins, lutte contre la subversion en Amérique latine, soutien de l’église derrière le rideau de fer... Le père Dubois paraissait s’intéresser plus aux moyens qu’au but.

Un autre religieux, l’abbé Marnier, membre de l’Opus Deï, correspondant de l’abbé Dubois à Fribourg en territoire helvétique, confesseur et ami de Philippe De Weck, directeur des Banques suisses, sera également présent à la signature des différents contrats. L’affaire pourrait être comparable à celle de la Matesa en Espagne à la fin des années soixante, l’argent détourné servant l’oeuvre de Dieu. Jusque en 1982, date de son rattachement direct au pape Jean Paul II qui le chérit, l’Opus Deï a constamment eu besoin d’argent pour ses missions évangéliques. L’hypothèse selon laquelle l’escroquerie aurait été décidé en haut lieu afin de rembourser l’Opus Deï de ses efforts financiers antérieurs ou pour honorer des dettes contractées dans le passé apparaît vraisemblable (l’argent disparu via la Sodetex dirigée par jean De Broglie ?).

Mr Violet a informé jean Tropel qui lui même a convaincu Jean Guillaulat, P. D. G. d’Elf, d’un projet qui devait être une révolution technologique capable de détecter à plusieurs milliers de mètres sous terre du pétrole. Certaines mauvaises langues affirment que c’est Valéry Giscard d’Estaing lui même qui aurait introduit jean Violet chez Elf Erap. L’invention est une escroquerie, la machine ne détectant que des nappes de pétroles dûment répertoriées. Le premier contrat signé par Elf en 1976 porta sur 400 millions de francs, l’incontournable Antoine Pinay à qui Giscard d’Estaing doit son premier portefeuille ministériel, apportant sa caution morale à l’invention.

L’affaire fut suivie au plus haut niveau puisque le président français autorisa Elf à méconnaître les obligations de contrôle administratif et financier et le contrôle des changes. Un transfert illégal de capitaux vers la Suisse qui sera reproché à la société nationale. Sans aucune garantie, Elf a versé la première fois 400 millions de francs pour un projet que garantissait la seule parole de jean Violet. Les inventeurs, un ingénieur belge fantasque, Alain De Villegas, et un réparateur de télé italien aux talents d’escroc, Aldo Bonasoli, ont auparavant eu leur projet financé durant quatre ans par Carlos Pesenti, un gros industriel italien qui aurait été membre de la loge P2.

Une piste italienne qui ne sera pas exploitée, pierre Péan révélant dans son livre sur l’affaire que des réunions avaient eu lieu en Suisse pour empêcher toute investigation en Italie. Pourtant, en 1977, soit un an après la signature du premier accord, Alexandre De Marenches, patron du SDECE de 1970 à 1981, enverra à la présidence une note sur jean Violet qu’il a lui même évincé du service, suspecté être un agent du Vatican : méfiez vous, c’est (jean Violet) un spécialiste de ce genre d’activités, nous le connaissons bien, à vous d’aviser. Jean Violet est resté jusqu’à son licenciement l’honorable correspondant le mieux payé du service. La note ne dissuadera pas Raymond Barre, alors premier ministre, de classer l’affaire prioritaire, arrangeant un dîner avec Antoine Pinay, jean Violet, Alain De Villegas, Philippe De Weck et Pierre Guillaumat ou le projet ne sera pas remis en question.

Sous l’égide d’Albin Chalandon, nouveau P.D.G. d’Elf Erap, un nouvel accord portant sur 500 millions de francs supplémentaires est signé à Zurich en 1978. Elf exploitera le procédé à parts égales avec la Fisalma (société implantée à Panama, paradis fiscal, représenté par Philippe De Weck). Malgré une note présidentielle datant de 1979 que Giscard brandira au procès en 1984, attestant du doute de la présidence par rapport à l’invention, la supercherie aura duré trois ans. Un véritable scientifique, Jules Horrowick, physicien au centre d’essai atomique, confondra les inventeurs du système des avions renifleurs à l’occasion d’un test. Il est clair que les escrocs ont dû avoir recours à des complicités internes à l’état major d’Elf (véritable état dans l’état possédant son propre service de renseignement qu’Alexandre De Marenches, atlantiste proche des américains tentera de dénoncer... ) pour avoir les clichés des nappes de pétrole déjà existantes.

La piste italienne conduisant à la loge P2 montre le rôle de Carlos Pesenti, banquier du 12eme groupe financier italien qui a été l’actionnaire principal de la banque Ambrosien. La banque qui détenait une partie des fonds du Vatican et qui travaillait avec l’IOR de Mgr Marcinkus. Une close spéciale du premier contrat signé en 1976 imposait à Elf de dédommager Carlos Pesenti à hauteur de 80 millions de francs. Un pactole que l’intéressé, mort en 1984, affirmait avoir touché. On parle d’un détour vers une caisse politique, une organisation secrète. La démocratie chrétienne dont Pesenti a été le trésorier ? La loge P2 dont il fut très probablement membre ?

Pour preuve de sa bonne foi, il envoya 30 millions de francs à Elf quand éclata le scandale. Un geste qui peut être interprété comme un dédouanement pour éviter qu’on aille fourrer le nez dans ses affaires. Les inventeurs, ainsi que jean Violet, ne seront pas inquiétés par Elf, la société nationale ne portant pas plainte contre eux malgré un trou de 800 millions de francs. L’ombre de l’Opus Deï plane sur toute cette affaire. La plupart des protagonistes, jean Violet, le père Dubois, l’abbé Marnier, Antoine Pinay étaient des membres ou des sympathisants de cette organisation. Pierre Guillaumat, dans un courrier adressé à Raymond Barre, soulignera le rôle important qu’ils semblaient jouer dans ce scandale. Avec le retour de la droite aux affaires après la complaisante parenthèse mitterandienne, l’Opus Deï, institutionnalisé par Jean Paul II et dépendant directement du saint siège, semble avoir mis les bouchés doubles pour accélérer le recrutement des élites européennes chargées de bâtir le régime théocratique et totalitaire de demain. Le démantèlement du bloc soviétique a redonné à l’église un pouvoir considérable, Jean Paul II désignant la France comme le prochain levier de sa politique européenne après ses échecs en Pologne et en Irlande.

L’Opus Deï étant autant derrière les olympes-frics de Mr Samaranch, affilié à l’oeuvre de Dieu qui supprima en 1981 le mot amateur de la charte olympique, que derrière la béatification de soixante quatre martyrs de la révolution française lors d’un voyage de Margie Sudre, secrétaire d’état chargée de la francophonie du gouvernement Juppé en octobre 1995. Le président Chirac a d’ailleurs été reçu une première fois le 26 septembre 1995 par le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’état du Vatican, ainsi qu’en janvier 1996 où le président est venu témoigner de la fidélité de la France à son héritage chrétien. C’était la première visite d’état d’un président français au Vatican depuis 1959. Jacques Chirac a assuré que c’est notamment auprès de l’église, de son message, de son guide dans le secours de la foi que beaucoup d’hommes cherchent une raison d’espérer, la force de surmonter leurs souffrances. Estimant que la république française est largement inspirée par les valeurs évangéliques, Jean Paul II s’est insurgé contre la remise en cause du droit à la vie des personnes de la conception jusqu’à la mort.

Une allusion à l’IVG et à l’euthanasie qui reste le credo préféré du pape. La multiplication des actions anti I.V.G. coordonnées par le Vatican masque la volonté papale d’opposer au Maghreb et à l’Afrique une natalité européenne. Les préoccupations spirituelles du saint père ne concernent apparemment pas les africains puisqu’il autorise archevêque de Nairobi au Kenya a brûler des préservatifs, des brochures d’informations sur le SIDA et des livres d’éducation sexuelle comme symboles pornographiques dans un pays gravement touché par cette maladie. Pour contrôler ses ouailles en France, le Vatican a délégué dans notre pays en octobre 1995 son nouvel ambassadeur, le nonce apostolique Mario Tagliaferri en remplacement de Laurenzo Antonietti rappelé à Rome pour avoir fait preuve de mollesse dans l’affaire des évêques d’Evreux dont Mgr Gaillot.

Mgr Tagliaferri, véritable commissaire du pape, qui n’a jamais eu une vision très optimiste sur l’évolution des démocratie occidentales est le responsable de la canonisation des martyrs espagnols (franquistes) de la guerre civile. A quand la béatification de Pétain, Bousquet, Touvier et Cie... . ? Membre de l’Opus Deï comme tous les responsables du saint siège, le nonce apostolique qui est particulièrement conservateur entend mettre au pas les évêques conciliaires (fidèles au précepte d’ouverture du concile Vatican II) et préparer la venue du pape en septembre 1996 pour la célébration de Clovis. Les obscures tractations électorales d’une droite voulant récupérer les électeurs catholiques intégristes sensibles au discours du Front national conduisent des représentants de la république laïque à célébrer Clovis qui était jusqu’à présent uniquement un symbole pour les monarchistes.

On compte dans le gouvernement Chirac un certain nombre de membres ou de sympathisants de l’Opus Deï, Gaudin, Codacionni, De Veyrinas ainsi que le lumineux chrétien des Alpes, Hervé Gaymard, ministre de la santé, (dont la femme, directrice de cabinet de Colette Codaccionni est membre de l’association du professeur Lejeune, instigateur d’actions anti I. V. G. ) qui a eu la charitable idée d’imposer une loterie pour l’obtention des nouvelles thérapies anti SIDA, projet heureusement abandonné.

Un parti démocrate chrétien français renaît apparemment de ses cendres (Douste Blazy, Bayroux, ... ), tendance dont les membres ont brillé par l’absence de déclarations lorsque furent défoncées à la hache les portes de l’église St Bernard où étaient réfugiés des maliens condamnés à faire la grève de la faim pour la régularisation de leurs papiers, préférant intriguer pour annihiler l’abominable responsable de la décadence : l’esprit de 1968. Le pouvoir politique qui a voulu lancer un signal fort au tiers monde avec l’affaire des sans papiers est beaucoup plus indulgente envers les intégristes catholiques qui occupent l’église St Laurent du Chardonnet depuis plus de dix ans, fief de sympathisants du Front national. L’Opus Deï préfère mettre en avant le droit sacré à la propriété, incompatible avec le communisme, privilégiant la charité plutôt que la solidarité.

Robespierre qui est mort guillotiné par les thermidoriens en 1792 pour avoir voulu défendre le droit sacré à l’existence, doit se retourner dans sa fosse commune. Le petit père Combes, responsable de la loi de séparation de l’église et de l’état en 1905 doit en faire autant... Quoi qu’en disent les culs bénis et les bâtisseurs d’empire qui bafouent le plus beau symbole de la France à travers le monde, les soldats de l’an II, l’année 1996 est celle de la commémoration des 125 ans du martyr des victimes de la commune de Paris avant être celle de la célébration du païen Clovis, chef de guerre calculateur et adorateur de divinités aryennes... non seulement on nous peint des diables sur des murailles pour mieux nous effrayer, mais en plus on nous prend pour des cons... aux armes, citoyens...

O. TH.

Biographie :
  Dans le secret des princes Alexandre De Marenches et Christine Ockrent
  La piscine Roger Faligot et Pascal Krop
  l’argent sale François D’Aubert
  La pieuvre claire Sterling
  Le secret des guerres ou la genèse de l’agression Albert Norden
  les écuries de la Vème Thierry wolton
  le juge Michel Alain Laville
  seule la vérité blesse, l’honneur de déplaire André Giresse
  rupture à l’italienne, église, Mafia, communisme Elio Comarin
  notre homme à la maison blanche Samuel et Chuck Giancana...

http://www.confidentiel.net/article.php … rtsuite=27

Par olivier
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Mercredi 12 mars 2008

Du continent américain à l'Inde en passant par l'Europe, une enquête magistrale et alarmante sur la multinationale américaine qui commercialise 90 % des OGM dans le monde.

La société Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint Louis, dans le Missouri, et d'abord spécialisée dans l'industrie chimique, est devenue en un peu plus d'un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et, à terme, c'est la chaîne alimentaire tout entière qu'elle pourrait contrôler. Mais c'est d'abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu'elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l'armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l'aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l'une des entreprises "les plus controversées de l'ère industrielle".
"Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l'environnement. Journaliste d'investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l'entreprise...


Lien vers la rediffusion Arte: http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=1940000,scheduleId=1933560.html

Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis (Missouri, Etats-Unis), initialement spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés. Sur le site de la firme Monsanto, le slogan "Nourriture, santé, espoir" promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du prix Albert-Londres en 1995, Marie-Monique Robin a décidé de juger sur pièces en dirigeant sa propre enquête et en explorant le passé de l’entreprise, ce qui l’a menée en Europe, en Asie et en Amérique. Annales d’une enquête passionnante, qui a abouti à la publication d’un ouvrage à paraître le 6 mars 2008 (Le Monde selon Monsanto. De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien. Coédition Arte éditions/La Découverte), ainsi qu’à la production du documentaire "Le Monde selon Monsanto" qui sera diffusé ce mardi 11 mars 2008 à 21 heures sur la chaîne Arte (http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/Le-monde-selon-Monsanto/1912794.html À ne rater sous aucun prétexte si vous voulez en savoir plus !

(Extrait du site Arte) "Avec 17 500 salariés, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une implantation dans quarante-six pays, Monsanto représente le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Production de PCB (polychlorobiphényles, vendus en France sous le nom de pyralène), de polystyrène, d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Vietnam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe) : depuis sa création, en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits. Pourtant, aujourd’hui, Monsanto se présente comme une entreprise des ’sciences de la vie’, récemment convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, conçues notamment pour résister aux épandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité.

Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?"

L’enquête approfondie de Marie-Monique Robin fait surgir des problématiques qui dépassent de loin la simple question des OGM. Notons au passage que cette question est en réalité particulièrement complexe et déclenche, du côté des pro comme du côté des anti-OGM, de vives polémiques partisanes où s’entremêlent convictions personnelles, conflits d’intérêts économiques et politiques, et interprétations parfois tendancieuses des différentes études scientifiques qui ont pu être menées sur le sujet.

L’une des questions de fond soulevées par cette enquête s’adresse à la définition de la limite qui sépare le pouvoir économique, le pouvoir politique et le discours scientifique. En effet les investigations menées par Marie-Monique Robin amènent de sérieux éléments concrets qui confirment que le discours scientifique n’est pas toujours aussi objectif qu’il devrait l’être dans un monde idéal, et qu’il est malheureusement parfois nuancé voire déformé en fonction d’impératifs politiques et économiques. L’existence de ces regrettables influences est toutefois loin d’être une découverte, comme le montre par exemple l’historique des différentes études scientifiques menées sur les effets du tabac sur la santé, qui ont souvent été entravées par une subjectivité plus économique que scientifique.

Cette enquête soulève également la question de la manipulation et de la rétention de l’information au sein des entreprises en général, et des grandes multinationales en particulier. Le décalage est parfois immense entre les informations qui naviguent en circuit fermé dans l’entreprise et celles qui sont communiquées au grand public. Il peut arriver que l’entreprise se retrouve face un dilemme, avec d’un côté la perspective de livrer des informations qui pourraient gravement compromettre sa pérennité économique, et de l’autre la possibilité de cacher ces informations tout en mettant gravement en danger la santé des personnes qui utilisent quotidiennement les produits de l’entreprise. Et l’exemple de l’industrie du tabac aussi bien que celui détaillé dans l’enquête de Marie-Monique Robin montrent que la compartimentation de l’information est dans certains cas entièrement volontaire, l’entreprise faisant délibérément le choix de ne pas informer ou même de mésinformer ses clients quant aux dangers qu’ils encourent en utilisant ses produits.

En tant que consommateurs, tous autant que nous sommes, il est donc de notre devoir de conserver un regard critique et d’aller soigneusement chercher les informations sur les produits alimentaires et non alimentaires que nous utilisons dans notre vie de tous les jours. La réalité est souvent légèrement différente de la représentation que nous en avons, et par moments elle peut même se révéler radicalement opposée, pour le meilleur et pour le pire.


Par Olivier Renouard
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Samedi 8 mars 2008

Ah, elle est bonne celle-là: le gouvernement américain vient de découvrir subitement un des plus gros trafiquants d’armes de la planète! Ce qui tombe encore mieux, c’est que l’homme aurait "évidemment" vendu des armes... non, ne cherchez pas, c’est OBLIGATOIREMENT aux Farc! Après les ordinateurs contenant les mails sulfureux tombés du ciel et l’annonce de la création d’une bombe sale en pleine jungle, on se demandait ce que l’équipe de W. Bush irait nous trouver pour masquer son implication évidente, démontée ici-même, dans l’opération militaire tenue sur le territoire de l’Equateur et qui s’est soldée par la mort du numéro 2 des Farc. Eh bien c’est fait, et c’est... grandiose, comme explication!




Excellente nouvelle, se dit-on, au départ, l’arrestation d’un trafiquant de cette taille, recherché par Interpol depuis des années... Certes. A part que des armes, notre homme en a vendu à beaucoup d’autres, et ses avions transporté encore plus... notamment en Irak, direction... Halliburton. Pressée de trouver un paravent à ses actions délictueuses, le gouvernement américain vient de se tirer une balle dans le pied : l’homme est certes un trafiquant, mais il a essentiellement trafiqué ses dernières années.... pour les Américains ! On ne sait quel idiot a pu souffler à l’équipe Bush de vouloir jeter en prison celui qui alimente depuis des années le circuit des armes vers l’Irak. A moins de vouloir le protéger de la quête des sénateurs démocrates, qui souhaitent faire la lumière sur certaines transactions. Ou de l’arrêter façon Lee Harvey Oswald (pour le descendre trois jours après), on ne voit pas quelle mouche a pu piquer un gouvernement qui s’est largement servi des Antonov de Bout pour acheminer des AK-47 saisis au Kosovo durant la guerre des Balkans, pour les revendre sur les marchés de Bagdad. Viktor Bout, c’est un peu beaucoup le héros du film Lord of Wars interprété par Nicolas Cage, dans lequel d’ailleurs figure un bel Antonov 12... loué par la production du film à... Viktor Bout !!! Aurait-on ce soir confondu à ce point film et réalité ? Encore un peu, et W. Bush nous aurait dit ce soir que c’était Nicolas Cage qui avait vendu des armes au Farc !!!

Bout est un trafiquant connu. J’avais déjà signalé ici même le rôle du personnage dans un long article sur les trafics d’armes en Irak. Pour une fois, on va donc faire dans l’auto-citation :
...."Pour livrer le tout, on fait appel aux ’Antonov de la mort’, le surnom d’une compagnie très spéciale, Aerocom, détenue par un personnage incroyable, Viktor Bout, fiché à Interpol. Dans le monde, quand un Antonov 8, 12, 24, 26, 30 où 32 s’écrase, c’est-à-dire relativement souvent, étant donné le peu de maintenance qui prévaut chez Aerocom, une chance sur deux pour qu’il appartienne à la... Moldavie, pays d’origine de la société. Non, nous ne sommes pas dans Le Sceptre d’Ottokhar d’Hergé. L’homme est de tous les trafics d’armes à travers le monde. Ce sont ses avions qui ont fourni les premiers lots de AK-47, prélevés sur le stock de prise d’armes de la guerre des Balkans. On dénombre 350 000 armes de ce type qui ont transité par cette voie aérienne. Des prises de guerre... revendues au tarif fort, avec l’assentiment de l’Otan, qui a laissé circuler librement les avions de Bout. Ces derniers, en 2002, avaient exporté des AK-47 de la Serbie vers le Nigeria de la même manière".

En 2003 encore, en effet, les fameux Antonov de Bout ont effectué 190 rotations en Irak. A partir bel et bien d’aéroports contrôlés par l’armée américaine. Tout est consigné dans un document, disponible ici. On y apprend que la société Phoenix Aviation se chargeait des transports d’armes à bord d’Ilyushin 18 et de quelques Boeing 737, immatriculés cette fois aux Emirats arabes unis. Une autre firme, Mega Airlines, immatriculée au Kazakhstan et dotée de 3 Boeing 727 et de 4 Ilyushin IL-18 a également servi aux transferts. Mega Airlines provient de la société Trans Aviation Global Group et de Air Bas, deux anciennes compagnies de Bout, appelée aussi parfois Irbis, qui détient un vieil Antonov 12 qui a pas mal sillonné le monde pour un avion cargo. Enregistré sous le nom de Trans Air Congo à Kinshasa, il provenait de Dolphin, encore une autre société écran de Viktor Bout. Immatriculé A6-ZYB, il est devenu 9L-LEC chez une firme nommée Skylink/Aerolink... on le retrouvera en Irak également, avant qu’il ne se crashe au Congo. Les avions de Viktor changent régulièrement d’affectation et d’immatriculation, meilleur moyen de brouiller les pistes pour ceux qui veulent prouver leur utilisation délictueuse.

Une autre société, AirCess, est également répertoriée comme appartenant à Bout : c’est elle qui détient aujourd’hui les très beaux Ilyushin IL-18 gris, blancs et bleus vus plusieurs fois au...Tchad ! Les nombreuses rotations de AirCess en Irak finiront par remonter jusqu’aux oreilles d’un sénateur démocrate du Wisconsin, Russell D. Feingold qui demande en mai 2004 au secrétaire de la Défense Paul D. Wolfowitz quelques explications. Sa réponse fut maladroite et évasive : "A State official acknowledged to Feingold in a letter two weeks later that the department had "inadvertently" contracted with "air charter services believed to be connected with V.Bout.". En résumé, on a bien utilisé les services de M. Bout, mais c’est par "inadvertance" : dans un milieu ou le moindre objet volant a une immatriculation, un engin de 64 tonnes comme un Ilyushin IL-18 ne peut passer inaperçu : laisser entendre que son usage est une simple erreur est ridicule. Pressé d’autres questions, Wolfowiz finira quand même, en novembre 2004 seulement, par répondre au sénateur trop curieux que c’était du "domaine classé"... avouant par la même occasion que les Américains utilisaient bien les services de Viktor Bout !

L’homme qui effectuait des livraisons d’armes aux soldats américains en Irak en 2004 et 2005 pouvait alors se prévaloir d’une double personnalité, ou d’une faculté incroyable à se refaire une virginité commerciale plus rapidement qu’un tenancier de casino corse. Trois ans avant, en effet , voilà comment on le décrivait dans le journal Le Monde, le 26 mars 2002 :

"Il aurait été le principal fournisseur des talibans et du réseau d’Al-Qaïda, l’homme-clé de leur logistique aérienne. Selon les services de renseignement américains et britanniques, il a livré à Kaboul des armes, voire des ’gaz toxiques’, jusqu’à la veille du 11-Septembre. On le croirait donc aux abois, pourchassé, en ces temps de guerre mondiale antiterroriste. Il n’en est rien. Recherché depuis la mi-février par Interpol, à la demande de la justice belge, Victor Bout s’est lui-même signalé à Moscou où, apparemment, il ne risque rien. Le ’transporteur d’Oussama Ben Laden’ a ainsi voulu provoquer une contre-enquête dont il serait à la fois l’initiateur et l’objet. L’homme de l’ombre cherche la lumière médiatique."

L’homme qui aurait donc fourni en armes Ben Laden et même en "gaz toxiques" (on en est encore à cette époque à la recherche des armes de destruction massives qu’aurait détenu Saddam Hussein) serait devenu en à peine trois ans le fournisseur attitré de la police irakienne et donc des Américains ? Ça paraît assez incroyable, et pourtant c’est le cas ! L’homme que Peter Hain, secrétaire d’Etat britannique aux Affaires européennes, décrivait comme celui qui "fournit des forces rebelles ou terroristes en armes, en échange de diamants". Et qui "a aussi été le pourvoyeur des talibans et d’Al-Qaïda" serait devenu fréquentable au point de se poser tous les deux jours sur les aéroports irakiens contrôlés par l’armée américaine ? Eh bien oui, Viktor Anatolievitch Bout, trafiquant international né au Tadjikistan, et ancien officier de l’armée de l’air soviétique a travaillé sur le sol irakien alors qu’il faisait l’objet d’une sanction du Trésor américain et d’un gel de ses avoirs dans le pays  ! Il avait vendu des armes à l’ex-rebelle libérien, Charles Taylor, aidant ce dernier dans sa prise de pouvoir par les armes dans les années 1990 et se faisant ainsi le complice des crimes contre l’humanité au Libéria et au Sierra Léone, et violant l’embargo sur le Libéria.

Et ce n’est pas tout : V. Bout est aussi dans le coup de l’Opération Turquoise, comme l’a révélé le toujours frétillant Bakchich. Le site n’y va pas par quatre chemins : ce n’étaient pas des Transall... mais bien des Antonov qui ont servi pour transporter les armes et l’intendance française. Oui, ceux de ce bon Viktor : "l’histoire officielle, telle qu’elle a été racontée par une brochette de généraux devant la mission d’information de l’Assemblée nationale en 1998, omet certains détails de ce formidable transport de troupes. Pour expédier au plus vite sur le théâtre des opérations soldats, armes, hélices et véhicules de toutes sortes, sans oublier de gigantesques volumes de carburant, on ne s’est pas trop renseigné sur celui qui avait pu fournir les énormes cargos seuls capables de ce tour de force. Eh oui c’est un trafiquant d’armes." Au ministère de la Défense, on évoquera bien les noms des appareils "Pour la mise en place des forces de Turquoise, il a été fait appel à une centaine de rotations d’Antonov qui, à partir de cinq plates-formes en France, notamment Roissy, Nantes, Istres et Lyon, ont amené les personnels, les matériels et les ressources. " Mais surtout pas celui de l’affréteur principal, qui n’était autre que... l’indispensable Viktor Bout ! La France a soutenu le régime d’Habyariamana contre l’offensive du Front patriotique rwandais de Paul Kagamé de 1988 à 1994 notamment en envoyant officiellement un million d’euros d’armes en 1991, trois millions en 1992, et plus d’un million d’euros en 1993...

Rwanda, mais aussi Tchad et Congo. Aujourd’hui encore, au Congo, il en reste pas mal d’avions façon Bout. Des Antonov 24 appelés avions poubelles par certains. Un blogueur subtil (Arnaud Labrousse) résume ainsi leur provenance, celle signée Viktor Bout :

"Avec l’aide des mafias russe et ukrainienne, l’ex-barbouze mettait sa flotte d’avions, éparpillée à travers une vingtaine de sociétés-écrans, au service de quelques-unes des plus grandes associations de malfaiteurs de la planète : l’UNITA (pour ses diamants de sang), le gouvernement angolais (pour ses diamants de sang), les talibans (pour leur opium), l’Alliance du Nord (pour son opium), les milices Hutu du Kivu (pour leur coltan peut-être, ou leur café), Abu Sayyaf aux Philippines (sans doute pour le simple plaisir). En 2004, c’est la consécration : grâce aux recherches d’un jeune blogueur de gauche se voulant le ’Yorkshire Ranter’, le monde, feignant la surprise, apprend que Bout exécute aussi de sales besognes pour le Pentagone dans l’Irak nouveau". En y ajoutant une couche supplémentaire : "En mars 2005, une autre excroissance de Bout, Aérocom, aurait été utilisée par Aegis Defence Services, le groupe du célèbre mercenaire Tim Spicer (Papouasie-Nouvelle-Guinée, Sierra Leone) auquel les Américains de la zone verte ont cru bon de confier, pour 293 millions de dollars, un coquet contrat de protection et de renseignement (« situational awareness »), le projet « Matrix ». Et plus loin encore, notre excellent journaliste de trouver un autre usage à un Antonov 26 de Bout : "le 15 février 2002, un des Antonov 12BP de Tiramavia (ER-ADL) rate la piste de Roberts International Airport à Monrovia, tuant le copilote ukrainien. Les experts du Conseil de sécurité soupçonnent qu’il transportait des armes et des munitions. Un brin gaillards, ils ajoutent : ’Malgré le manque de coopération de la part des autorités libériennes, le panel a pu obtenir des plans de vol [...] et d’autres informations montrant que l’avion a quitté Brazzaville (République du Congo) pour N’Djamena (Tchad) pour récupérer un chargement de viande. Au Tchad, la viande n’a pas été chargée mais des boîtes rectangulaires en bois, étroitement empaquetées et affichant des sceaux diplomatiques tchadiens l’étaient’."

L’homme a donc rendu service à pas mal de régimes, et pas des plus reluisants. Il bénéficiait jusqu’ici pour ça d’une certaine immunité, y compris chez les Américains. Comme le note une thèse de Benjamin Valverde de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne :

"il semble que face au bourbier irakien, l’armée américaine a recourt aux services de Viktor Bout, notamment en utilisant son éphémère compagnie aérienne, British Gulf, et ses équipages habitués à se poser dans n’importe quelle zone de guerre sans état d’âme, et assurer le transport de matériel pour le compte de l’armée américaine. Et si on abat un de leurs appareils, on ne risque pas de traîner les corps de pilotes américains dans les rues". Une aide bienvenue récompensée par une immunité totale : "ainsi, comme le révèlent le Financial Times et Le Monde du 19 mai 2004, les Britanniques, sous la pression américaine, ont supprimé le nom de Viktor Bout de leur liste parue en avril 93, alors que la liste française où figure encore le nom du courtier a été refusée".

Aujourd’hui, des avions signés Bout sont disséminés dans le monde entier, en réalité. Si vous habitez le Nord, comme pas mal de nos lecteurs assidus, il vous est possible d’aller contempler un des avions de Viktor Bout in situ. A Ostende, sur l’aéroport, dans un recoin de piste traîne un vieux DC-8 en piteux état. C’est le DC-8 de Silverback Cargo Freighters qui faisait partie d’un lot de deux appareils, achetés en 2001 aux Etats-Unis à un prix symbolique de 10 dollars chacun... En 2002, l’avion a transporté des armes, des AK-47 essentiellement, de Tirana en Albanie, et de Bosnie-Herzégovine via Belgrade jusqu’à... Kigali. 3 590 000 de cartouches de 7.62 mm pour AK-47 et 85 000 cartouches de 9 mm pour fusils mitrailleurs ont été également transportés à bord, en quatre voyages successifs. Le Rwanda a en effet acheté officiellement à la Bosnie-Herzégovine et aux forces de l’Otan, les dépôts de munition du pays, vente annulée quelques mois après... sous la pression internationale, mais avec quelques vols incontrôlés de faits. Selon Amnesty international, "une possible explication à tout ceci pourrait être que les Services de sécurité des Etats-Unis ont mené une opération secrète afin d’acheminer quand même les armes vers le Rwanda, en dépit des protestations de l’Union européenne." Bloqué par les autorités belges en représailles du maintien d’un Airbus Belge par les autorités rwandaises, l’appareil, mal entretenu et rapidement dégradé n’a jamais redécollé d’Ostende. Il y est toujours. L’avion était immatriculé chez International Air Services (parfois appelée aussi International Air Express), enregistré, au Liberia et basé à Ras-al-Khaimah aux Emirats arabes unis. Une autre société écran de Viktor Bout !

C’est donc cet homme-là dont on annonce aujourd’hui l’arrestation en Thaïlande et l’inculpation aux Etats-Unis. Celui qui a acheminé une grande partie des Kalachnikovs offertes à la police irakienne ou à d’autres, tels les milices sunnites enrôlées par les Américains à Bagdad. Il aurait aussi fourni des armes aux Farc. Peut-être bien : il doit bien y avoir eu un Antonov 12, ou deux, de Bout qui a dû atterrir à Bogota, ou parachuter des armes dans la jungle. Des Antonov, là-bas, il y en a plein. Des gros même parfois. Le hic, c’est que ceux qui l’en accusent aujourd’hui ont bénéficié il n’y a pas si longtemps encore de ses mêmes largesses. Pourquoi donc aujourd’hui chercher à l’emprisonner ? Pour le faire taire ou ne pas révéler au public américain qu’un trafiquant d’armes notoire a aidé les Américains en Irak et en Afghanistan ? Ce soir, on se perd en conjectures sur cette décision surprenante : Viktor aurait sans nul doute beaucoup de choses à raconter. Sur les Farc, certainement, mais pas seulement. Le laissera-t-on le faire ?

PS : précisions apportées ce soir par Le Monde : Selon des responsables de la DEA, des agents américains ont tendu un piège à Viktor Bout en se faisant passer pour des responsables des Farc à la recherche d’armes. "C’était un scénario suffisamment réaliste et crédible (...). Il croyait qu’il rencontrait vraiment des représentants des Farc pour mettre la dernière touche aux détails de la transaction", a déclaré un responsable de la DEA à l’AFP. Viktor n’avait donc pas nécessairement vendu d’armes à ce jour aux Farc... et le "piège" tendu à un ancien allié semble gros, très gros... des Américains, ce n’est pas la première fois qu’il en voyait !

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37097

 

Par Olivier Renouard
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Vendredi 29 février 2008
Quelles sont les causes de la défaite française de 1940 ?

Comment comprendre l’engagement des banquiers et industriels dans la " collaboration économique " avec les Allemands entre la défaite et la libération de Paris sans s’interroger sur la phase précédente ?

Les classes dirigeantes françaises ont-elles planifié dans la décennie 1930, comme leurs homologues belges guidées par la Banque nationale de Belgique, l’occupation prochaine de leur pays par l’Allemagne de Hitler ?

À la lumière d’archives françaises et étrangères, pour la plupart jamais encore dépouillées, Annie Lacroix-Riz revient sur les origines de Vichy. Un essai très engagé, qui bouleverse notre connaissance de cette période de l’histoire de France et au-delà, des relations internationales.

Cet ouvrage défend la thèse que les hommes de Vichy ont préparé leur arrivée au pouvoir et que la transformation des institutions, rendue nécessaire par la crise, passait par la défaite française.

L’ouvrage montre ainsi, dans une approche nouvelle, que les causes de l’Occupation sont avant tout intérieures. Il aborde la question de la nature des actions menées de 1933 à 1939 en faveur de l’axe Rome-Berlin. Surtout, il met en exergue le caractère déterminant de l’économie dans le fonctionnement de la société française des années 30. 
Par Olivier Renouard
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